‹ Plans de discours; ou, Projets d'instructions et de conférences sur lesChapitre 50 sur 83 · SUR %%S COMMAKDBMEXS DE DIEU · texte numérisé non relu

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donc ne devcms-nous pas être plus sensibles et plus reconnaissans !

I« et II« PARTIES. Nous retracer les différens bienfaits de Dieu, c'est ti'aiter un sujet immense. Les diviser et les suivre, ces bienfaits , dans Tordre de la nature et dans celui de la grâce , c'est un langage qu'on nous tient tous les jours et auquel nous sommes trop accoutumés peut-être : j'ai cependant à vous confier des détails bien toucbans.

C'est un Dieu de bonté qui nous a mis an monde , nous distinguant des autres êtres par une taille droite , élevée, et des regards tournés vers le ciel , nous donnant une ame illimitée dans ses affections et ses désirs, une ame qui doit être une imitation de la sienne, et vivre comme lui de raison et d'amour.

Dieu a tout soumis à l'homme : il en a fait le centre des merveilles de l'univers dont l'homme est là plus grande : mais aussi l'homme doit être soumis à Dieu.

Celui qui nous crée , mes frères , nous conserve et nous protège : il nous soutient par mille ressorts admirables ; il prévient nos besoins; il pourvoit à nos délices elles-mêmes. Ici s'olfrirait le détail immense de nos sens , de nos facultés et de nos avantages : mais en cette matière , combien le langage humain ne reste-t-il pas au-dessous de ce qu'il veut dé-

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€rîre?Et quel que poisse être le sentiment âe DOS cœurs pour Dieu, jamais nous ne le louerons ni ne le bénirons assez.

Les bienfaits dont je viens de parler sont communs à tous : il y en a de spéciaux , si jVnvisage Tëducation et le caractère j si je £iis attention aux parens ^ aux maîtres et aux amis que Dieu nous donne..* Il y a des voies particulières de providence* Je ne le répé* ferai jamais assez : Acquittons- nous donc envers le Seigneur y et sachons lui faire hommage de tons les événemens favorables et de tous M8 dons*

Tout ceci n^est encore rien , si .vous le comparez aux effets et aux prodiges de la grâce. Passons à un ordre de choses plus relevé^ et disons que le Père céleste nous a donné son Fils ; qu'il a fait couler sur nous le sang de PHomme-Dieu par les Sacremens, et qu'il a multiplié envers nous les témoignages de son amour de la manière la plus ineffable.

Un père de famille , selon TEvangile , avait envoyé ses serviteurs ou ses gens faire la récolte au temps convenable. Ceux-ci éprouvent-ils des traitemens barbares? Le père de famille n'hésite point à envoyer son fils. Ce n'est pas dire assez; et chaque mot doit être pesé : Dieu a tellement aimé le monde quHl lui a donné son Fils unique. Qui est'Ce qui nime ? Qui est-ce qui est aimé ? Et jusqu'où

SUR I.BS ^OMMANDEBIENS DB Hl^XÏ. 23^ Dieu a-t-il ponssé cet amour? Aussi le grand Apôtre ne tarissait-il ^aâ sur ce qu'il appelle un grand mystère de piété et le prodige de la cbarité du Pcre : Magnum pietatis sacra»

mentum, (i Tim. m, 16.)

Bientôt commence pour nous une nouvelle chaîne de miséricordes de la naissance ati tombeau... Le don que Dieu nous a fait dé son FiU^il nous Rapplique par les sacremens : il nous enrichit sans aucun relâche de tous les mérites dé THomme Dieu. J.-G. nous adopte au Baptême j nous purifie par la Pé* nitence , devient notre nourriture dans PEucharistie^ nous fortifie et nous mûrit pour le ciel par POnction dernière....

Mais laissons ce qui est général et venons k ces grâces de prévenance y de préservation et d'élite dont plusieurs de vous ont été comblés* LaisseK*moi pénétrer au fond de vos cœurs :

je vous dirai que J.-C. 7 a été pour vous le pasteur charitable qui a chargé sur ses épaules la brebis fugitive. J.-C. a été pour vous Pépoux qui rappelle une épouse infidèle et qui s'engage à la recevoir après ses égaremens. J.-G. a été le père tendre et miséricordieux qui accueille et qui embrasse avee tendresse un enfant prodigue et libertin. Que n'a-t-il pas fait pour vous, et que pouvait- il faire davantage? Vous chérissez des parens €t amis qui vous chérissent : quel dévoue-

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ment n^aories-Yous pas pour un prince qm aérait généreux 4 votre égard ? 11 n'y a que Dieu qui tous trouve ingrats : Oàstupescite^f eceli, super hoc. (Jer. ii.)

Craignons y après avoir inutilement épuisé son amour, d'éprouver un jour ses terribles vengeances. Fléchissons-le pendant qu'il est temps. Humilions-nous de nos infidélités^ ranimons notre sensibilité et notre reconnais* sance.) et pxbmettons de nous occuper a ja^ mais de Dieu et de ses bienfaits*

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