S8 f£tE8 tu sanctifieras qui T£ SONT D£ COMMANDEMENT
Sof'sunt ergo feruB JDomini sanctœ^ quas celehraredebitis temporUfus suis, (LeWt. c, zxxii, y. 4.)
1>BS fètes sont des fours dTune dévotion pa>* blique et solennelle qui nous, rappellent de grands souvenirs , et qui doivent réchauffeir en nous les meilleurs sentimens.
U y a les- fêtes de J.-C. } il 7 a les ffetes de la Saiate Vierge et des Saints. Parlons, des unes et des autres et des dispositions, qui doivent alors nous axâmer..
t« PARTIE. Les fêtes deJ.-C. Dans sa baute sagesse , PÉglise place de temps à autre des commémoraisons ou solenuités toutes divines qui nous ouvrent des sources abûa« dantes de bénédictiona et de grâces.:
SVK LES COMMAKD. DE l/éOLlSE. ZSf Vient d^abord un temps de recueittement et de prière : c'est l'Avcnt. Nous nous y préparons à la i&te de Noël y autrement de la naissance de J.*G. Alors ce Messie désiré entre et s'incarne spirituellement en nous^ Au jour de la Circoncision nous recueillons les premières gouttes de son sang et nous l'appelons Sauveur. Nous l'adorons avec les Mages au jour de l'Épîpbaaie ; nous nous préiseiitons ensuite avec lui au saint temple, et comme lui nous âiisonsà Dieu le Père une pblation prompte , entière et iiré vocable de nos cœurs et de nos personnes.
Il y a, selon la sainte Écriture, temps de se réjouir et temps de pleurer. La carrière qua« dragésimale est celle de nos larmes et des exercices laborieux de notre pénitence. Que de fautes à réparer et que de vertus i acquérir ! Dans la grande semaine l'idée des humi^ Hâtions et des douleurs de J.-C. ne nous abandonne point. L'institution admirable de la sainte Eucharistie, la mort et la résurrectîoB d'un Dieu victime, tout nous promet et nous donne le salut. La fête de FÂscension nous transporte au Ciel ; la Pentecôte nous fait recevoir le Saint-Eisprit et ses dons. Un Dieu créateur, un Dieu rédempteur, udi Dieu sanctificateur, un seul Dieu en trois person* nés, voilà la fête de la Trinité. Bientôt après et pendant toute une octave nous rendonji^
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un liulte éclatant au Très Saint-Sacrement de TAutel : nous lui faisons une pompe triomphale. L'invention et Pexaltation de la Croix, ce sont encore des solennités qui se, rapportent à J.-C.
Que d'appels PÉglise fait ainsi à notre ferveur! Que d'instructions et de grâces nous sont offertes! Ce que je vous demande , c^est un esprit de foi qui vous frappe de la grandeur de ces objets ; qui vous fasse entrer dans l'esprit de chacune de ces solennités ; qui vous remplisse de sentimens de gratitude et d'amour. Eh ! non ; nous nous familiarisons avec les choses saintes et nous les tournons en quelque sorte à notre condamnation et à notre perte.
II^" PARTIE. Outre les solennités de J.-C, il y a celles de la Sainte Vierge et des Saints. Reine du ciel et de la terre, Marie ne saurait être trop louée j ni trop invoquée :
sa maternité divine, sa puissance et sa bonté, voilà ses titres à nos hommages secondaires. Ses différentes solennités nous offrent des mystères joyeux, des mystères douloureux et des mystères glorieux, dont aucun n'est sans instruction , ni sans grâce. Les Anges sont les envoyés du Très-Haut : ils accomplissent ses ordres et coopèrent à notre salut; nous les honorons à plusieurs époques de
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raniiëe. Les Saiote et Saintes remplissent nos dyptiques sacrés et nous sont donnés par l^Eglise pour être nos modèles. Ou trhtke à la chaumière, tous les âges j les sexes et les états ont eu, tous ont et auront des héros et des héroïnes célestes qui nous laissent sans excuse. Nombre de nos temples, de nos paroisses, de nos villes, et de nos campagnes, sont sons Finvocation spéciale de ceux qui ont vécu dans les siècles écoulés ; et qui de nous ne s^honore de porter leurs noms?
Comment faut- il célébrer les fêtes de la Sainte Vierge et des Saints? Chrétiens, après avoir remercié Dieu des victoires qu^il leur a données, recourons à leurs suffrages. Ils prennent intérêt à nous, et désirent nous voir un jour réunis avec eux. Remettons sous nos yeux les vertus dans lesquelles ils ont excellé et efforçons-nous de les reproduire. Le Trai culte , disent les Pères de PÉglise , c^est d^imiter ce que Ton révère : Summa religio^ nis est imitari quod colimus, La grâce a sanctifié les Saints : nous pouvons tout avec elle.,..
Mais quoi! Chrétiens, le dirai- je? les fète^ de nos patrons sont des jours de deuil pour Jes âmes fidèles et les pasteurs de nos Églises. -Que de .dissipations, que d'intempérance et que de divertisse mens eriminels....! Nous déshonorons les Saints au lieu de leshoncu^r j
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et souvent nous encoorons leurs ânathèmes au lieu d^avoir part à leurs prières et à leurs mérites*
CoNCLTTSiOK. Humîllons-nous devant Dieu d^avoir si mal profité des solennités imposantes de notre sainte Religion ; prenons sous lei yeux de J.-C. et avec sa sainte grâce la résolution de méditer davantage Tobjet de nos fêtes et d^en mieux recueillir le fruit ^ eu les célébrant avec foi et dévotion. Ainsi soit-iL