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PÂTURIN BLEU DU CANADA

le rencontre souvent dans les sols pauvres et graveleux où d'autres plantes ont de la peine à s'établir.

Culture : Au Canada on choisit généralement pour le pâturin les terres dures, pauvres, argileuses ou argilo-sableuses, parce qu'il y pousse tandis que les autres plantes y produisent peu de chose.

Climat: Il est peu difficile au sujet du climat. La sécheresse extrême, qui serait désastreuse à la plupart des autres plantes fourragères, arrête sa végétation, mais celle-ci reprend à la première pluie et de nouvelles tiges et feuilles naissent de la souche. Il résiste aux gelées et aux dégels consécutifs sans souffrir. C'est pourquoi l'on trouve si souvent des parcelles de pâturin dans les parties basses des luzernières mal drainées, dans certaines localités du sud de l'Ontario.

Végétation : Par son mode de propagation et son aptitude à supporter sans soufïrir les conditions désavantageuses, le pâturin du Canada ressemble beaucoup à certaines mauvaises herbes et particulièrement au chiendent. Dans un sol riche où viennent avec succès d'autres plantes fourragères telles que la luzerne, le pâturin du Canada n'est en somme qu'une mauvaise herbe, difficile à extirper, et que bien des cultivateurs regardent comme un fléau.

Fourrage : On s'en sert peu pour faire du foin à cause de sa faible productivité mais on prétend que le foin en est sain et nourrissant pour les chevaux.

Pâturage: Il est surtout utile comme herbe permanente dans les pâturages. Il ne faut pas le laisser trop longtemps car il perd sa succulence à la longue. On peut sans danger le faire brouter de très près; la paissance à ras provoque la végétation et le rend plus attrayant pour le bétail. Comme herbe de pâturage il est riche et nourrissant, surtout pour la production de bœuf ou de mouton. Il est également avantageux dans la production du lait. On le recommande pour les pelouses, dans les sols argileux qui manquent de chaux et il forme généralement partie des mélanges de commerce pour les pelouses. Vingt à trente livres de graine à l'acre suffisent.

Production de la graine: Dans la production de la graine on obtient généralement les plus forts rendements de nouveaux champs ou de récoltes volontaires qui viennent après le blé ou d'autres

grains. On doit faucher quand les panicules sont d'un jaune foncé. Le fanage et le battage n'offrent aucune difficulté; ils se font de la même manière que pour le mil. On peut se servir de la batteuse à grain ou à trèfle. Cette dernière est généralement préférée.

Qualité de la graine: En masse la graine est d'un brun jaunâtre, parfois terne, un peu plus foncée que celle du pâturin bleu du Kentucky; sous tous les autres rapports les graines de ces deux plantes sont très semblables dans le commerce. Généralement les graines du pâturin du Canada sont plus tronquées, avec une extrémité plus large, et les nervures latérales des glumes sont absentes ou indistinctes.

Le poids légal d'un boisseau de graine est de quatorze livres.

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