GRAMINÉES
Paturin commun 1/ 10
Ray-grass rivace et avoine jaunâtre 1.10
Brome mou et des pi'és, douve 1/10
Patuiin des prés, avoine élevSe, filluque du-
rette, erételle, dactyle 1/10
Ti-Blle dus prés 2/10
— blanc, lotier eorniculé, minette 1/10
Vescc des prÈs et vesce des haies 1/10
PRAIKIES NATURELLES. 9
PLANTES UIVEHSES S/10.
Renoncule bulbeuse, j&crte, chrysantlième. . . l/tll Gaillots, renoncule acre, millefeuille, crépidc. camtlc, sauge, réséda luteola, sÈneçon, jacobine 1/10
Dans les Vosges on distingue les prairies do valléns et celles de montagne ; elles sont presque toujours irriguées à grands volumes. A Itussang, dans la vallée de la Moselle on a trouvé :
CnAMIKËES 7/10.
Agrostide commune 4/lfl
PiStuquo des prés el fromental Ï/JO
Hojlque laineuse, crételle, avoine des pjt^s,
avoine jaunâtre 1/10
Trèfle des prf'a. trèfle btanc, loticr corniculi>.
Ristorte. berce. salsIQs des près, bardnne. plmpi-enellc criïte (ie coq, patience, campanule à feuille de lin, col-
(^Ite prairie donne en deux coupes 7500 kilogrammes de foin el it-gain, considérés comme de bonne qualitt^. On peut reprocher à sa flore d'être trop riche en agrostide traçante.
Comme prairie de montague nous donnons la romposition d'un pré du Thillot très incliné et e.xposé au midi; il est irrigué par des eau.x do sources;
r,B.»Ml.SÉE3 5/10.
Iloulque l^neusc 2/10
Daetj-le 1/10
Flouvo oilorantp 1/10
Agrostide ci
TrèHe des pn!s, trifle filirorme, loticr ci
PUNTES DlVEnSES 4/10.
Plantain lanci^olé , peuct^danc à funilli
ChrysanthOme, jacL'e et berce
Hypochûride, scabicusc, sanguisorbc, aj
Oioogle
10 PKAIRIES NATURELLES.
Le toiii a de la finisse et un bon arome; le rendement atteint 5 000 kilogrammes en deux coupes.
Dans la vallée de la Sa6ne, les prairies sont souvent reronvertes d'eau en hiver par les débordements de la rivière. On a trouvé dans une prairie de Talmay appartenant au liaron Thénard :
Palurin des |irës, TËluquc dus prùs, franicntal, llouve, dactyle, vulpin des prés, agrostide uoinmune, avoine jaunâtre, brize moyenne, brome drossé, brome à grappes.
LËUU MINEUSE s 2/iO.
Trèfle blanc, trèfle des prés, lotier comiculé.
Chrysantliâme, salsifis, liohnide Heur de coucou, campanule, gailict moliugrne, polygala coiimiun, colchique (par places}.
Le rendement moyen est de4000kllogrammesdefolnparan. avec l'irri gai ion naiurellede l'hiverpourtout apport fertilisant.
Dans le Jura, & 700 mètres d'altitude, près d'Andelol-en- Montagne, on a trouvé une prairie de la composition sui-
GR.\HINËES 3/10.
Paturin commun , cce.
Ray-g ras s, dactyle, hou Ique ce.
Flouve. crételle, fétuque rouge et fétuquc durettc.
Trélle des prés
Sainfoin
Lotier corniculË, minette.
Rhinante, pissenlit, plantain, chrysanthème, oseille, ce ri eu il sauvage, peucèdane Ji feuilles de carvi, berce, grande gentiane, bariiause, renoncule, lychnide fleur de coucou, scabieusc, bruqellc, sauge, pimprenelle.
i.CÎOOi^lc
l'RAlHiES KATURKLLBS. 11
Ce qui caractérise ce foin de montagne el en fait la qualilt^, c'est la pi-édominance des légumineuses qui y enti-cnt pour plus de la moitié.
Dans les terres s ilico-arg lieuses de la Dombes, sur les allumions anciennes de la Bresse, malgiM; le drainage el le marnage, le sol donne une prédominance marquée aux graminées, à l'exclusion des légumineuses, comme le montre l'analyse botanique d'une excellente prairie de Péronnas, pi'ès de [toui^(Ain}.
i;nAMi!iÉES R/n.
lloutigue cvù.
l'aturin des |)rés, vutpîa vtsiculeux, ray-grass, fromentol, avoine pubuscentc, crétello, brornu des priis, brooic chun-
LfcUUHlMEUSES 1/10.
Triifle des prés, IrèUe filifornU!. minelU', vesce.
SénefOQ jacobée. cardamïne des prés, plantain lancéolé, renoncule ûcre. osoilli'.
Celte prairie donne un rendement de 4500 kilogrammes de foin en deux coupes. Celui-ci, où les graminées forment les 4/5 de la masse, n'est pas mauvais, mais est moins nouri'issant que le foin des montagnes du Jura, que nous venons il'csa-
Dans les sols granitiques de la Haute-Vienne, pr^s du Limoges, Lecoq a ti-ouvédans une prairie, donnant 5500 kilogrammes de foin en deux coupes :
URAHIKÉES 8/10.
llouli^ue laineuse, ray-grass viva<;c, palurin commun. fâtuque des prés, (louve odoranle.
Tréllo des prés, trélle blanc, loticr cornitulé.
pissenlit, jacéc, mille-
18 PBAIBIES NATURELLES.
En Auvergne, à l'altitude de 1460 mètres, aux environs du l*uy-<le-Dôme, le même auluur a trouvé les plantes suivantes :
Fléole, fétuijue des (irés. avoine des prés, kœlerie à. crfil<j.
Choix de plantes à introduire dans les prairies.
Comme nous lavons mdic|ué, les prairies naturelles sonl constituées par un grand nombi'e d'espèces de plantes plus ou moins recherchées du bétail, plus ou ^^^^^^SiS^ moins pi'opres àétrc pâtui'ées ou fauchées, "^ et plus ou moins productives. Mais la
valeur d'une prairie se juge surtout d'api-ès la pi-édiiminance des graminées et des légumineuses don! le concours suffit à la production abondante d'un excellent foin. Toutes les plantes diverses, qui ont été signalées, sans être décidément nuisibles, ont le défaut de tenir la place de plantes meilleures ap|)artenant aux familles précitées. On ne doit donc jamais les comprendre dans les plantes à semer lors de la création des prah-ies. La nalui-e se chargera ti-op vile de les faire apparaître.
Parmi les graminées et les légumineuses, il y a aussi un choix à faire, en "pulolonné. " ne s'adressant qu'aux meilleures. Ces!
poui-<iuoi nous nous bornerons à étudier un nombre restreint des plus nutritives et des plus productives. Dactyle pelotonné {Dactylis glomerata) [fig. l). — D'aprt's
CHOIX DU PI-ANTes A INTRODUIRE DANS LES PHAIRIES. 13
Schw-eii, le Dactyle pelotonné est la plusavantadeuse de fautes les plantes de prairies fauchables. II donne une herbe haute, de croissance rapide et de maturité assez hâtive. Les tiges sont élevées et gi'osses, les feuilles longues, épaisses et succulentes. Après la fauchaison ou le pdturage, il repousse très rapidement. Il prospère dans les endroits ombragés, tels que les vci^ers ut les abords des bâtiments d'cxploLlatiuR. 11 convient mieux aux prés à faucher qu'aux p&lura^es, paive qu'il foi-me de grosses touffes cespil«uses, que, par suite de ta résistance des tiges, le bélail arrache facilement en les broutant.
11 réussit dans presque tous les sols, sauf les sables arides et les terres de bruyère. Il se plait surtout dans les terres franclies ou argileuses fraîches et riches ou bien fumées ; il convient aussi ti-ès bien aux marnes ai^ileuses ou limoneuses, etprospèromème dans les sols sablonne u.x pourvu qu'ils soient assez frais.
Semé seul, il ne forme pas un gazon parfait, car il produit des touffes basses el épaisses, mai.t peu étendues. Dons la prcmiéi'e année son développement est médiocre ; il donne surtout des feuilles et peu de tiges. La deuxième année, il enlre en plein rapport. 11 entre en végélation de bonne heure au printemps et fleurit de la lin de mai au commencement de juin. Il demande à être fauché de bonne heure, avant la pleine floraison, cai* son fourrage durcit el est moins recherché du bélail. Itepoussant très bien sous la faulx, il donne un regain très substantiel.
Semé seul, dans un terrain convenable, il peut donner, d'après Sinclair, 60 quintaux de foin à i'hcclare ut 24 quintaux de l'egain. 100 d'herbe, à la floraison, donnent 42 de foin sec.
C'est dans le Dauphiné surtout qu'on en produit la semence. Le commerce la livre avec une pureté de 15 p. 100, et une faculté germinalive de 70 p. ICM), soit en résumé avec une valeur agricole de 52,5 p. 100. On en l'épand 40 kilogrammes par heclare, quand on la sème seule ; l'hectolitre peso de 15 h. 20 kilogrammes.
Dans les prairies on ne doit pas en introduire plus de 6 à 8 kilogrammes.
PRAIRIES NATURELLES, n des fourrages de Dactyle esL donnée dans le
Eau 72,0
Albuminoldcs 2,0
Graisse brulc 0,9
llydrotes do carbone divers — 17,0
Cellulose brule 9,0
Cendres ?
Dans 100 kilogrammes de foin sec normal de Dactyle u trouve les malières minérales suivantes :
Acide phnsp borique . .
Fétuque des prés {Festuca prateasis) (lig. 2). — " C'est, cl apiès bleblei une de nos plus preneuses plantes a fauchei elap&luiei qui donne de iiches pioduitsdun fouirage de bonne qualité Étant de longue durée elle ne de\rait jamais manquri dans les pies établis sut les leiies qui lui œn viennent
Elle ivussit suiloul dans les letrains limoneux marneux ou argileux iiehis en humus et suRisamment humides et aussi dans les soK sablonneux iiiigues Les tenams secs mai},res peu ptofond» nt lui conviennent daucune mameu
Uk ga/onnt i.n loufTes compactes et atteint sa pleine piv ductiou ladiuMimt. ou la tioisième année apies le semi« Elle enlit. de bonne Iiiuil en ttgefalion au printemps et pousst lapidement Dans unt situation favoiable on en pour lait tiiei Eioig ( tupes pai an Elle fleuiit lin mai commen cernent de juin apus k daityle U faut la coupei avant la floiaibon cai elle dm rit ensuite La seconde coupe est loujouis moins al>ondante (ju< lapi-imieii pait.^ (|ue les