PL. LXII
Lui di Lanyéume.
HYPERICUM LAXIUSCULUM.
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CHORISIA SPECIOSA.
CHORISIA A BELLES FLEURS.
FAMILLE DES MALVACÉES
TRIBU DES BOMBACÉES.
C. foliis digitatim 5-7 foliolatis, foliolis lanceolato-acuminatis , basi integris , cœæterum acutè serratis, suprà reticulato-nervosis ; petalis spathulato-ovatis, apice emarginatis , margine Subundulatis.
Nom vulgaire : Arvore de Paina.
Description. ARBRE grand et touffu, dont l'écorce est à peine fendillée, le tronc et les rameaux chargés de courts aiguillons coniques qui ne se trouvent pas sur les jeunes pousses. Feurrres éparses, palmées ; pétioles communs longs de 3 à 6 pouces, assez grêles, aplatis en dessus, arrondis en dessous, un peu renflés près de leur insertion, sur les côtés de laquelle on observe les cicatrices de celle des stipules caduques, dilatés à leur sommet en une sorte de palette demi-circulaire, sur le contour de laquelle s’articulent 7, 6 ou 5 folioles: folioles inégales, longues de 4-2 pouces, quatre fois moins larges , lancéolées et un peu acuminées , courtement dentées en scie, glabres, un peu luisantes sur leur face supérieure où l’on voit les vaisseaux se dessiner en réseau, tandis que sur l’inférieure plus terne la nervure médiane seule fait une saillie assez considérable et continue le pétiole partiel qui est assez court et canaliculé en dessus. Freurs solitaires ou réunies par faisceaux de deux ou trois aux aisselles des feuilles supérieures, et formant ainsi, après la chute de ces feuilles qui se détachent facilement, des grappes terminales , soutenues par des pédoncules longs de 1 pouce à peu près, épais et roides, munis vers leur sommet de trois petites bractées écailleuses alternes
LXIIT. T
et supérieurement COnCaves. Cazrce long de 10 lignes à peu près, campanulé, découpé dans son quart supérieur en 5 ou plus souvent 3 ou 4 lobes inégaux, demi-elliptiques, à peine aigus, contigus et même soudés par leurs bords dans le bouton qui à la forme d'une figue, coriace, glabre en dehors , revêtu d’un duvet court et soyeux en dedans. PÉraALEs au nombre de 5, longs de 3 pouces ou plus, élargis insensiblement de la base au sommet dont la largeur n’atteint pas r pouce, un peu frisés sur leurs bords qui sont légèrement inégaux, obliquement et superficiellement échancrés à leur extrémité supérieure, couverts sur toute leur face externe d’un duvet court et. blanchâtre, parsemés de poils également couris et beaucoup plus rares sur la moitié supérieure de leur face interne ; cette moitié est rouge, l'inférieure jaunè parsemée de points et de lignes noires : préfloraison tordue. Évamrnes dont les filets sont soudés en un tube un peu plus court que les pétales, et dans lequel on peut distinguer deux portions différentes entre elles : l’une inférieure (qu’on doit
vraisemblablement considérer comme une rangée extérieure d'éta-
mines avoriées) est un cylindre à peine plus long que le calice, marqué de 10 stries qui séparent autant de côtes longitudinales , jaunâtre et évasé à son sommet en une sorte de couronne partagée en 5lobes eux-mêmes bilobulés, étalés , laineux, pourpre-noirâtres ; l'autre supérieure est un cylindre soudé à sa base au précédent, d’un diamètre moitié moindre, glabre, rougeâtre, un peu évasé à son sommet que couronne un cercle d’anthères. ANTHÈRES extrorses , adnées 2 par 2 à 5 dents épaissies et extérieurement bilobées qui terminent le tube, linéaires, flexueuses, parallèles entre elles , partagées chacune dans leur longueur par-un sillon profond qui semble avant la déhiscence distinguer deux loges , mais s’ouvrant le long de ce sillon en 2 valves qui se déroulent de chaque côté, et par conséquent uniloculaires. PozLex à grains lisses, globuleux ou un peu anguleux. Sryze filiforme, un peu pubescent à sa base, engaîné par le tube qu’il dépasse à peine. STIGMATE En tête, obscurément quinquélobé ,
hérissé, purpurin. OvairE conique et glabre dans sa partie supérieure qui est libre et autour de la base de laquelle s’insèrent les pétales et le tube des étamines, confondu par l’inférieure avec la base épaissie du calice, parsemé ainsi que ce dernier, dans l’épaisseur de ses parois, de glandes vésiculeuses, partagé incomplètement en 5 loges par autant de cloisons minces dont le bord libre porte un placenta épais, prismatique, à 3 angles mousses : ces placentas, laissant entre eux un vide central, se rapprochent inférieurement par leur angle interne, et finissent par se souder ensemble vers le fond de l'ovaire, qui là se trouve ainsi véritablement quinquéloculaire; ils portent attachés à leurs angles latéraux des ovules extrêmement nombreux, disposés sur plusieurs rangs et transversalement les uns au-dessus des autres, menus, conoïdes. Le FRUIT, que nous n’avons pu observer par nous-mêmes, est, d’après les renseignemens obtenus dans le pays, une capsule arrondie, dont les graines sont revêtues extérieurement d’une ouate blanche.
Localités. Get arbre se trouve assez communément dans les bois vierges, au milieu de la verdure foncée desquels ses fleurs rouges
. produisent le plus bel effet ; on le plante aussi quelquefois auprès des
maisons. Les échantillons d'après lesquels a été faite la description précédente et la figure qui l'accompagne, ont été recueillis dans les bois de la province des Mines, ainsi que dans les campos qui avoisinent la ville de Barbacena. Nous en possédons aussi de la province de Rio de Janeiro qui diffèrent légèrement des autres par leurs fleurs un peu plus grandes, à pétales plus aigus, plus tomenteux, et d’un rouge plus pâle; c’est ceux-là dont l'étiquette portait le nom d’Arvore de Paina. Il fleurit en mars.
Usages. L'ouate blanche dont les graines sont enveloppées est employée à faire des coussins et des traversins. Il est à remarquer que dans les différens pays où se rencontrent des Bombacées, appartenant soit au Bombazx, soit aux genres voisins confondus d’abord
avec lui, les filamens laineux ou soyeux qui tapissent les parois des loges du fruit servent à ce même usage. Lel est au Brésil, outre le Chorisia que nous venons de décrire, l’Eriodendron Samaüma de M. Martius qui nous apprend que ce nom admis ici par lui comme spécifique l’est généralement par les Brasiliens pour désigner la
laine du fruit des Bombax. Tel est dans le reste de l'Amérique
équatoriale l’Eriodendron anfractuosum ; tels sont en Asie la même espèce et le Bombax heptaphyllum. La bourre plus courte du fruit de l’Ochroma lagopus , dit Desportes dans son histoire des plantes usuelles de St.-Domingue, est employée avantageusement dans l’opération du feutrage des castors, et leur donne une qualité supérieure. Si les filamens des Bombacées ne sont pas soumis aux mêmes
opérations et propres aux mêmes usages que ceux des vrais coton-
niers, c'est qu'ils sont plus roides et surtout dépourvus des petites dentelures visibles au microcospe qui s’observent sur le coton et le rendent facile à filer et à tisser,
OBSERVATIONS BOTANIQUES.— S I. Caractères du genre Chorisia.—Carice campanulé, 3-5-lobé. Pérares au nombre de cinq, plus longs que lui. Tuse Des éTAmINEs double ; l'extérieur plus court, couronné par 5 lobes stériles et bilobulés ; l'extérieur soudé inférieurement au précédent, plus long et plus gréle que lui, et terminé par 5 lobes qui portent chacun, adnées a leur face externe, deux anthères linéaires, uniloculaires et bivalves. Ovarre a demi plongé par sa base dans le fond épaissi du calice, pariagé incomplètement en 5 loges par 5 cloisons verticales, dont chacune , bordée par un placenta épaisst, porte des deux côtés un grand nombre d’ovules. Srxre saillant au dessus du tube. STIGMATE en téte, obscurément quinquélobé. Fruit capsulare, s’ouvrant en 5 valves, polysperme. Graines revétues d’un duvet laineux.
S IL. Sur les affinités de cette espèce. —Le Chorisia Speciosa est intermédiaire entre le C. créspiflora Kunth. dont il a les feuilles, et les C. insignis Kunth. et C. ventricosa Nees et Mart. (peut-être identiques ensemble) dont il se rapproche par ses pétales légèrement ondulés sur leurs bords et non crépus. Deux plantes d’un genre voisin, l'Eriodendron leiantherum DC., et sur-
tout l'Æ. pubiflorum de notre flore du Brésil méridional, lui ressemblent
tk aussi d’une manière remarquable par leurs fleurs, et notamment par la forme fl de leurs anthères.
| EXPLICATION DES FIGURES
ta 1. Couple d’anthères avant la déhiscence ; a. vue en dehors; &. vue en dedans; c: coupée transversalement. — 2. Couple d’anthères après la déhiscence, vue en dehors. — 0: 3. Coupe horizontale de l'ovaire au-dessus de sa base.—#. Ovaire, dont une partie des pani
rois a été coupée pour faire voir l’intérieur des loges , avec la base du calice dans laquelle il nb est plongé. —5. Fond de l’ovaire coupé verticalement, pour montrer les cloisons incomplètes et placentifères qui se soudent vers le bas.
PL. LXIH
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