FRS
Observations botaniques particulières. 1° La comparaison attentive des descriplons et des échantillons les plus authentiques m'a démontré que les Aichardsonia scabra , L., pilosa, Ruiz et Pav., Kunth, etc., et Brasiliensis Gomes n'étaient qu’une seule et même espèce, et, comme le nom de Linné est le plus ancien , c’est celui que je conserve ici. A la vérité , Linné dit que sa plante a les poils dirigés dehauten bas ; mais ce caractère est souvent le résultat de quelque circonstance accidentelle, et, dans le R. rosea où les poils sont ordinairement horizontaux , 1l s’en trouve quelquefois une partie dont la pointe est tournée vers le sol,
2° Le R. scabra a de très-grands rapports avecle R. rosea ; mais il s’en distingue parce que ses racines sont Fr , etnon d’un noir-violet; parce qu'il est ss petit dans toutes ses parties; qu'il est beaucoup moins hérissé ; que sa tige et ses rameaux portent des poils plus durs, et beaucoup moins longs; que ceux des feuilles sont plus nombreux; que celles-ci sont beaucoup moins aiguës, plus charnues, généralement moins grandes, el plus décidément ovales ; que les nervures latérales sont plus souvent au nombre de six seulement ; que les entrenœuds sont moins longs ; que les stipules ne sont pas découpées jusqu’à moitié; que la corolle est trois fois plus petite, et blanche au lieu d’être rose ; enfin que les divisions de cette dernière ne sont chargées de poils qu’au sommet, Les deux plantes en outre croïissent dans des localités totalement différentes,
Observations botaniques générales. La plu part des auteurs qui ont décrit l'embryon des Rubiacées , Vont fait d’une manière vague et souvent peu intelligible. Jai dit dans la dsuisiee des R. rosea et scabra que ? embryon SUtvait la courbure de la semence , qu’il était placé dans l'axe du périsperme , et parallèle au plan de l’ombilic , et que sa radicule étart inférieure. Mais ce n’est pas seulement dans ces deux plantes qu "existent ces caractères ; je me suis CONVaincu par un nombre prodigieux de dissections qu'ils sont constans dans la plupart des Rubiacées, et s'ils rencontrent quelques exceptions que Je signaleraï , à mesure que l’occasion s’en présentera, ce n'est, je crois, que dans les espèces polyspermes. M. Richard avait parfaitement reconnu que l embryon des Rubiacées suit la direction de la graine; mais on sent que celle-ci étant aplatie, et l’ombilic à la face, il est géométriquement impossible que la radicule arrive à Vombilic, comme Pavait pensé lillustre auteur de ?’ Analyse du fruit.
EXPLICATION DES FIGURES
1 Calice grossi. — 2 Corolle id. — 3 Corolle ouverte pour montrer l'insertion des étamines. — À Portion du style grossie.—5 Coque id. vue du côté du dos. — 6 La même, vue du côté de la face. — 7 Semence grossie. — 8 La même id. coupée longitudinalement pour montrer la place de l'embryon. — 9 Embryon id. tiré du périsperme,