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extrait du clou de girofle lui-même. Quand on voudra cultiver le Calyptranthes aromatica , il sera nécessaire de prendre à peu près les mêmes précautions que pour le giroflier. Comme l'espèce du Brésil croit dans les lieux humides, il faudra en semer les graines dans un terrain frais et d’une bonne qualité, procurer à la plante un ombrage artificiel, ou la cultiver sous des arbres élevés ; €t l’abriter surtout dans son jeune âge.
Observations botaniques. SL. Caractères génériques. — Le genre Calyptranthes se distingue de la manière suivante : Carroe adhérent, clos et parfaitement enter avant la floraison , mais qui alors se déchire transversalement au-dessus des étamines pour former un opercule déjeté d’un côté de la fleur comme le couvercle d'une botte à charnière. Pérarres au nombre de 2 à 3 > Jort petits , tombant lors du déchirement di calice > Ou restant attachés à l'opercule. Evamives nombreuses , insérées sur le calice : filets grêles : anthères petites, arrondies , attachées par le dos, mobiles, tournées vers l'ovaire, à deux loges qui s'ouvrent longitudinalement. Srvie unique STIGMATE terminal, simple. Ovarre pelit, adhérent, triloculaire , à loges dispermes : ovules ascendans » altachés dans l'angle interne des loges. BAte 1-3-loculaire (ex auct ).
S IT. Calice. — L'illustre auteur du Genera a demandé (Ann. Mus. vol. XIX, pag. 452) si le calice des Calyptranthes ne serait pas formé par la soudure de deux grandes bractées et d’un calice véritable. Comme la substance calicinale est dans ces plantes parfaitement homogène , et qu'on n’y aperçoit aucu ne trace de suture, il me paraît que la question de M. de Jussieu doit être résolue pas lanégative. D'autres ont demandé encore si l’opercule ne serait point le résultat de la soudure des pétales entre eux (Pers. Syn. IT, pag. 31); mais il est clair que ceux-c1 n’ont pu former l’opercule, puisqu'ils existent indépendamment de lui, et qu'il est parfaitement continu avec la partie inférieure du calice. Si l’on veut absolument expliquer par des soudures la forme singulière du calice des Calyptranthes ; il serait plus naturel, ce me semble , de Fattribuer à l'union intime des divisions calicinales ; cependant comment se ferait-il, dans ce caslà même, comme dans l'hypothèse d’une soudure de deux bractées avec le calice, comment se ferait-il, dis-je, que le déchirement s’opérât transversalement au lieu de s'opérer en longueur entre les parues soudées, point où la résistance doit nécessairement être moindre ?
$ IT. Corolle. Tous les auteurs ont avancé que la corolle n'existait pas dans le Calyptranthes. En examinant sur le frais mes espèces brasiliennes, je me suis convaincu que leurs fleurs étaient pourvues de pétales ; mais ceux-ci peu-
 vent facilement échapper à l'observateur , bien moins à cause de leur petitesse que parce qu’ils tombent, comme je l'ai dit, lors du déchirement du calice, ou
restent attachés à l'opercule.
EXPLICATION DE LA FIGURE
1. Fleur grossie : on y voit les deux pétales attachés à l’opercule. — 2. id. sans les étamines pour faire voir le style. — 3. Une étamine. — 4. Coupe de l'ovaire.
N. B. Les feuilles ont été réduites à moitie.
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