‹ Plantes usuelles des Brasiliens (volume 2)Chapitre 31 sur 119 · N° XVII · texte numérisé non relu

N° XVII

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plus souvent glabres : quelquefois les bractées verticellées manquent

et alors des feuilles éparses s'élèvent jusqu'à la la tige. Bracréores placées au nombre de deux ( involucelle ou colerette partielle des auteurs) au-dessous de chaque bifurcation del’ombelle, longues d’environ 4 [., ovales , cuspidées.. Ixvorucres ( fleurs des auteurs ) solitaires, nus quand ils se trouvent à Paisselle des bifurcauons; au nombre de trois quand ils sont terminaux; l'intermédiaire nu; les deux latéraux bractéolés; tous pédicellés , turbinés, à peu près )gones , chargés intérieurement de bandes de poils et à neuf divisions; cinq divisions dressées, à peu près demi-ovales, obtuses, dentées ; À étalées, charnues , à peu près elliptiques, glabres , de couleurolivâtre. FLeurs MALES au nombre de 25, placées au fonddel’involucre autour d’une fleur femelle unique et centrale ; chacune consistant en une seule étamine. Éramines disposées en 5 faisceaux qui alternent avec autant d’autres faisceaux de 5 bractéoles filiformes et laineuses :

filamens glabres, articulés au-dessus du milieu : anthères didymes,

glabres, à lobes parfaitement distincts, globuleux, s’ouvrant latéralement. Freur FEMELLE portée par un pédicelle courbé. CGazice 3partite, pubescent ; à divisions courtes, subulées. SryLe pubescent, profondément 3-partite ; à divisions bifides. SrrewarEs terminaux, au nombre de six. Ovarre 3-angulaire, pubescent, à 3 loges 1-spermes : ovule suspendu dans chaque loge au sommetde l'angle interne.

Capsuze obtuse, triangulaire, pubescente, se divisant en trois co-

ques. Je n’ai pas vu les semences.

Localités. La plante queje viens de décrire croît dans les paturages naturels du midi de la province de Sainte-Catherine et dans ceux de la province de Rio grande do sul. J'en ai trouvé des individus en fleursen maieten janvier;ainsi ellefleurit probablement toute l'année.

Var (minor) : Cette variété diffère du type par sestiges qui n’ont que la longueur du doigtou celle d’un empan, et sont le plus souvent entièrement chargées de poils; par ses feuilles qui sont simplement aiguës et ne sont point terminées par une petite pointe parüculière ;

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nés par les braciées de l’ombelle qui, le plus souvent, sont semblables aux feuilles.

Localité. J'ai trouvé cette variété dans les paturages sablonneux auprès de Garupava, province de Sainte-Catherine.

Usages.’ Euphorbia papillosa participe aux propriétés générales de la famille des Euphorbiacées , et est employé comme purgatif par

les habitans des pays où il se trouve. Il serait à désirer cependant que

quelque homme éclairé fit sur cette plante des expériences régulières pour connaître à quelles doses elle doit être administrée aux individus de différens âges; car, en la donnant sans discernement, comme font beaucoup de cultivateurs, on court le risque de causer des superpurgations dangereuses.

Observations. $ I. Des caractères du genre Euphorbia. — La description qui précède, lue avec quelque attention, peut déjà donner une idée de ma mamière de considérer les Zuphorbes ; mais j'entrerai dans des détails plus étendus, en publiant la monographie des espèces brasiliennes. On y verra : 1° Qu'on doit continuer à appliquer le nom d’ombelle aux rameaux floraux des ÆEuphorbes , lorsqu'ils naissent d’un même point ; 2° Que, si les snvolucres et les involucelles des auteurs ne peuvent plus porter ce nom, il faut pour conserver les analogies et faciliter les descriptions, appeler ces feuilles florales des bractées ; 3° Quele calice de Linné doit être considéré comme un involucre, conformément à l'opinion d'Adanson, de Brown, d'A. J ussieu, etc. ; 4° Que les pézales de Linné forment une partie intégrante de l’involucre , qu'ils en sont des divisions et non une Corolle ou des appendices ; 5° Que la fleur mâle est réduite, comme l’a pensé

Tillustre Brown, à une seule étamine ; mais que l'articulation du support de

l’anthère n’est point une preuve qu'il y ait dans ce support deux parties distinctes, un pédicelle et un filament ; 6° Que les filets qui se trouvent avec les étamines dans l’involucre , doivent être regardés plutôt comme des bractéoles, que comme des étamines avortées ; 7° Que l'ovaire pédicellé de Linné est, ainsi que l'a pensé Brown, une véritable fleur femelle, puisqu'il existe un calice au sommet du pédicelle dans toutes les espèces que J'ai rapportées du Brésil ; 8° Que les meilleurs caractères spécifiques des Zuphorbes sont fournis par l'involucre,

par nombre des fleurs et des bractéoles , par leur disposition et par la forme des caroncules. ,

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SIT. Des rapports de la famille des Euphorbiacées. — La famille des Euphorbiacées ne serait-elle pas intermédiaire entre les Meénispermées et les Malya-

cées ? Je reviendrai ailleurs sur cette question.

EXPLICATION DES FIGURES

1. Fleur très-grossie. — 2. Étamine. — 3. Filet stérile. 6. Ovaire.

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ANCHIETEA SALUTARIS.

ANCHIETÉE SALUTAIRE.

FAMILLE DES VIOLACÉES

Description. Tice frutescente, arrondie, rameuse, très-grèle. Feurrres alternes, pétiolées, stipulées, longues de 8 à 22 lignes, de forme très-variable, ovales ou ovales-oblongues , quelquefois ovaleselliptiques, obtuses ou aiguës, souvent acuminées, arrondies ou un peu aiguës à leur base, obscurément et inégalement dentées, glabres, parsemées en dessous de points glanduleux très-petits, trèsnombreux et roussâtres : nervure moyenne un peu proéminente :

pétiolelong de 2-4 1. , grêle, convexe en dessous, canaliculé en des-

sus , glabre ou très-finement pubescent vu äune forte loupe. Srrrures

latérales, fort petites, à peu près ovales-triangulaires, scarieu-

ses, rousses, finement ciliées et tombantes. Freurs axillaires, nombreuses, petites, comme fasciculées, disposées en grappes qui sont extrêmement courtes etsessiles : axe de la grappe chargé de bractéoles un peu pubescentes : pédicelle court, légèrement pubescent , articulé, chargé au-dessous de l'articulation de 2 bractéoles un peu pubescentes. Caz1ce fort petit, 5-partite, sans prolongement inférieur, persistant; à divisions inégales, aiguës, très-finement ciliées; 3 oblongues ; 2 plus petites, ovales. Pérares au nombre de cinq, inégaux : deux supérieurs plus petits que tous les autres, mais plus longs que le calice, elliptiques, très-obtus, très-entiers , ciliés ; deux intermé-

diaires, souvent presque deux fois aussi longs que les supérieurs,

irréguliers , à peu près linéaires-spatulés, très-obtus, un peu ciliés : pétaleinférieur onguiculé ; àonglet terminé parun éperon obtus et courbé vers le pédicelle; à lame à peu près rhomboïdale, AnTuÈRres

presque sessiles, un peu inégales, aplaties, larges, immobiles, 2-loculaires, tournées vers l'ovaire, s’ouvrant longitudinalement,

terminées par une membrane obtuse : le filet très-court de chacune des deux anthères inférieures se prolonge en un appendice filiforme, arqué , aigu qui va se cacher dans l’éperon du pétale inférieur,

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