RES
A naturels du midi de la province de Goyaz, et dans ceux de l'ouest de celle des Mines, surtout près la ville de Paracatu. La variété se
trouve au Para.
Étymologie. Le nom d’Orelha de Onça se donne non-seulement à cette espèce, mais encore à peu près à toutes celles qui ont également des tiges simples et non grimpantes. Il yient de la ressemblance qu’on a cru observer entre leurs feuilles et l’oreille du jaguar, appelé onça par les Brasiliens des provinces du centre. |
Usages. Les racines de cette plante sont améres, et on en fait boire la décoction, à ce qu’il paraît avec succès, dans les fièvres intermittentes. Le principe amer et fébribuge a déjà été reconnu dans d’autres végétaux de la même famille, et par conséquent on
peut engager les habitans des cantons où croît l'espèce qui vient d’être décrite, à continuer à en faire usage.
Observation botanique. De la couleur des fleurs du Cissampelos ovalifolia. — Le célèbre auteur du nouveau Systema vegetabilium , décrit les fleurs du Cissampelos ovalifolia comme étant pourpre-noir. Il est très-vrai qu’elles sont telles dans les échantillons secs ; mais comme la même couleur se communique, par la dessiccation, aux fleurs de plusieurs espèces qui, auparavant, étaient vertes, il est à croire qu'il en a été de même du Cissampelos ovalifolia (1).
EXPLICATION DES FIGURES
À. Individu femelle. — B. Individu mâle. — x. Pistil très-grossi. — 2. Noyau trèsgrossi. — 3. Coupe verticale du même noyau. a. Point d'attache de la graine. — 4. Embryon.
(1) Foy. pour les caractères genériques des Cissampelos , l’histoire de leur fruit et la direction de leur embryon, le N° XXX V.