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turels qui avoisinent la ville de S. Joao del Rey, province des Mines. Elle fleurit en février.
Étymologie. Voyez ce qui est dit au N° XXXLIV.
Usages. On emploie les racines de cette plante contre la morsure des serpens ; mais je ne saurais dire si elle a réellement quelque efficacité. En général, les Brasiliens attribuent la même vertu à une foule de végétaux divers, et chaque cultivateur vante avec enthousiasme l’antidote auquel il donne la préférence. Il est impossible de croire que des plantes qui appartiennent à des familles differentes, et dont plusieurs n’ont qu'un goût et une odeur herbaceés, puissent également guérir de la morsure des serpens venimeux ; mais il sera impossible de jamais découvrir la vérité , si quelque observateur scrupuleux et instruit ne fait sur les animaux des expériences combinées avec soin. Il faudrait d’abord reconnaitre quels reptiles sont réellement dangereux , étudier les effets de leur poison et déterminer quelles sont les espèces dont la morsure ne peut être guérie sans l’application de quelque remède. Il faudrait ensuite essayer les différens végétaux que l’on vante comme antidotes; et comme tous les remèdes actuellement en usage s’administrent ordinairement dans de l’eau-de-vie de sucre, il serait nécessaire d'observer quel est l'effet que produit sur le malade l’eau-de-vie prise sans aucun mélange , quel est celui des divers antidotes administrés sans eau-de-vie, et enfin, des mêmes antidotes combinés avec elle. Le gouvernement brasilien mériterait de la science et de l'humanité, s’il chargeait une commission d'hommes éclairés et actifs de faire ces diverses
expériences.
Observations botaniques. S\. Caractères génériques du genre Cissampelos.— Pranres dioiques ou rarement monoïques.— FiEurs MALES. Carre profondément 4-partite, étalé; à divisions onguiculées, le plus souvent ovales, obtuses , quelquefois lancéolées ou linéaires. CorortE hypogyne, monopétale, cupuli-
forme ou rarement campanulée, 4-lobée ou obscurément 4 - lobée ou bien encore 4-partite; très-rarement quatre pétales : divisions de la corolle ou | pétales alteres avec les divisions du calice. Anprornore naissant du centre | de la fleur, ayant la forme d’une colonne , court, arrondi dans ses contours , glabre, portant à son sommet} qui est pelté; quatre anthères sessiles, adnées à son bord, transversalement ovales, uniloculaires, et dont la déhiscence est transversale. — FiEurs FEMELLES. Carice formé par une seule foliole latérale, placée du côté extérieur de la grappe,ou du corymbe , onguiculée , obovée. PÉrae unique , hypogyne , opposé à la foliole calicinale , serré contre elle, plus court qu'elle et onguiculé. Ovame excentrique sur le réceptacle de la fleur, oblique, ovoide, un peu bossu, uniloculaire, monosperme, d’abord dressé, se courbant ensuite après la fécondation de manière que sa partie supérieure s'applique contre l'inférieure et se soude bientôt avec elle. Ovure pariétal, péritrope, d'abord dressé, se courbant ensuite avec l'ovaire. Sryre trigone, | 3-fide ou 3-denté, glabre, terminal dans l'ovaire et par suite de la courbure du péricarpe se trouvant dans le fruit placé prés de la base de celui-ci et par conséquent renversé. SriemaTes au nombre de trois, occupant la face des divisions du style. Drurs petit, très-obtus, un peu comprimé. Novav très-obtus, com- | primé ou ridé sur son bord qui est large, relevé sur les deux faces d’une ligne | souvent double qui a la forme d'un fer à cheval, divisé intérieurement depuis \ | la base jusqu’au milieu par une cloison incomplète, bilamellée, obtuse au sommet, vide intérieurement entre les lames dont elle est composée et qui doivent leur origine à la moitié supérieure et à la moitié inférieure du péricarpe d’abord rapprochées et enfin soudées. Semexc cylindrique , courbée dans son milieu, présentant la figure d'un fer à cheval , attachée par le milieu de sa courbure au sommet de la cloison incomplète. Técumenr propre membraneux. Périsperur charnu , succulent , peu abondant. Emsrvox placé dans le périsperme et conforme à la semence : cotylédons linéaires, inférieurs par la courbure de la semence et regardant le style renversé, réellement supérieurs dans l'ovaire : radicule inférieure, atteignant presque la base du drupe. :
$ IT. Æistoire du fruit dans le genre Cissampelos. — Les phénomènes qui accompagnent le développement de l'ovaire du Cissampelos sont tellement remarquables, que je crois devoir répéter ici ce que j'en ai dit ailleurs. « Après la fécondation , la bosse de l'ovaire prend de l’accroissement ; il se courbe peu à peu, et bientôt 1l représente un fer à cheval ; la partie supérieure continue à se rapprocher de l'inférieure; le style, autrefois dressé, finit par toucher la base du péricarpe, et les deux moitiés du fruit accolées l’une à l’autre se soudent ; alors le drupe présente une figure ovoïde ou presque globuleuse où se dessine encore sa forme
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primitive , ét il se trouve coupé de la base jusque vers le sommet géométrique par une cloison incomplète et bilamellée formée des deux portions rapprochées et soudées du péricarpe. L’ovale péritrope s’est courbé avec le fruit. Comme son point d'attache était au milieu de la courbure, il'sest étendu également des deux côtés de la cloison incomplète; sa forme est devenue celle d'un fer à cheval, et il se trouve appuyé dans le milieu de sa courbure sur le sommet de la fausse cloison
où est son point d'attache. »
S IE. Observations sur un passage de l'Analyse du fruit, par Louis Claude Richard. — Dans un des livres d'histoire naturelle les plus remarquables qui aient été publiés jusqu’à ce Jour, un de ceux qui doivent laisser à leur auteur une réputation immortelle, le genre Cissampelos est cité avec les Cruciferes, les Caryophyllées, les Chénopodées, etc., comme un exemple de l'embryon amphitrope, c'est-à-dire, de celui où les deux bouts se rapprochent à peu près également du hile. Comme l'illustre Richard ne paraît avoir examiné que la graine parfaite ment mûre du Cissampelos , il a dû porter le jugement que je viens de rappeler. Mais les deux bouts de l'embryon du Cissampelos ne se trouvent rapprochés que parce que la graine s’est courbée peu à peu ; ce n’est réellement ni à l’un ni à l'autre bout que se trouve l’ombilic ; celui-ci répond au milieu de l'embryon; la radicule et les cotylédons s’en éloignent également, et par conséquent l'embryon du Cissampelos, ne doit pas être indiqué comme amphitrope , mais comme hétérotrope , c'est-à-dire, celui dont ni l'une ni l'autre extrémité ne répond exactement soit à la base, soit au sommet de la graine. (Voyez Analyse du fruit,
p. 46 et 47 (i).) EXPLICATION DES FIGURES.
1. Foliole calicinale très-grossie, vue d’un côté du dos. — 2. Id. très-grossie, vue du
côté intérieur, avec le pétale qui lui est opposé. — 3. Pistil très-grossi. — 4. Un faisceau de fleurs à l’aisselle d’une feuille.
(1} Je n’ai pas répété plus que M. Richard les analogies que Gertner a faites de quelques Hœnispermum , et je ne les comprends pas mieux que l’auteur de l'ouvrage sur le fruit.
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