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oblongs-obovés , rétrécis en onglet, obtus, très-entiers, barbus audessus de l'onglet, du côté qui regarde l'ovaire, d’un jaune doré, chargés de sept nervures disposées en éventail : onglets soudés à leur base avec le tube anthérifère. ÉTaAmInES au nombre de cinq, hypogynes, fertiles, opposées aux pétales, réunies en un tube cylindrique qui est chargé de cinq nervures et divisé au sommet en autant de filets anthérifères : filets aplaus, continus avec les nervures du tube : anthères attachées par le dos, tournées en dehors, mobiles, linéaires-elliptiques, bilobées au sommet, entières à la base, glabres, biloculaires, s'ouvrant longitudinalement. OvairE irrégulièrement obové, bossu d’un côté, droit de l’autre, obtus, glabre à la base, velu au sommet, uniloculaire, disperme. Ovu- Les attachés au-dessous du style à la paroi du péricarpe, ascendans, imbriqués, obovés. SryLE unique, placé au-dessus du côté rectiligne de l'ovaire , sortant du tube anthérifère et chargé de quelques poils. Srremare terminal, formant une tête divisée à la manière d’un pinceau. CAPSULE entourée du calice persistant, terminée par le style latéral qui persiste aussi, obovée, très-obtuse,
ubescente, bivalve, monosperme par avortement. SEMENCE à peine longue d’une ligne, ascendante, irrégulièrement obovée, trèsobtuse, glabre, sillonnée d'un côté. Owsrzre placé dans le sillon, un peu au-dessus de l'extrémité la plus étroite de la semence : raphe linéaire : chalaze en forme de mamelon , située latéralement vers le sommet de la semence. PérisPermE charnu. EmBayon renfermé dans le périsperme et parallèle à lombilic : cotylédons minces , un peu foliacés, presque orbiculaires, auriculés à leur base : radicule
inférieure.
Localités. Cette plante est commune dans les lieux pierreux sur les bords de l'Uruguay, dans les provinces de Rzo grande do Sul et des Missions. Elle fleurit à peu près depuis le mois de décembre jusqu’au mois de février.
Etymologie. Le nom vulgaire, Douradinha, est un diminutif portugais de dourada : il a été donné à la plante que je décris ici, à
cause de ses fleurs qui sont d’un jaune doré. Une raison semblable a fait appeler du même nom une autre plante médicinale fort re-
nommée dans la province des Mines (1), et qui sera, à son tour, décrite dans cet ouvrage.
Usages. Les habitans des pays où croît cette plante s’en servent pour la guérison des plaies, et en emploient la décoction contre les maladies vénériennes et celles de poitrine. Ainsi qué toutes les Malvacées , le FValtheria Douradinha contient beaucoup de mucilage, et par conséquent il peut être recommandé dans les affections catarrhales et le traitement des plaies. Quant aux propriétés antisiphi-
litiques qui lui sont attribuées par les Brasiliens, elles ne sauraient
résider dans un végétal uniquement mucilagineux, et sont absolument imaginaires; cependant, par cela même que ce végétal est mucilagineux, il est évident qu’il peut être employé avec succès pour combatire les accidens inflammatoires qui accompagnent si souvent les affections vénériennes.
OssERvATIONS BOTANIQUES.—S I. Caractères génériques du genre M'altheria. — Ils doivent être tracés de la manière suivante : Cazrce turbiné-campanulé, quinquefide , a dix nervures, le plus souvent accompagné a sa base d’une à trois bractées tournées du même côté. P#rALes au nombre de cinq, hypogynes, alternes avec les divisions du calice, dressés, oblongs-obovés, rétrécis en onglet, obtus, très-entiers, chargés de nervures disposées en éventail : onglets des pétales adnés à la base du tube anthérifère. EraAmiNes au nombre de cinq, hypogynes, toutes fertiles, opposées aux pétales, réunies en un tube cylindrique , entier ou quinquefide et à cing nervures : Jilets aplatis, conti nus avec les nervures du tube : anthères attachées par le dos, mobiles , biloculaires, tournées vers les pétales , s’ouvrant longitudinalement. Pisrir irréeulier , représentant la cinquième partie d’un pistil régulier. OvairEe irrégulièrement obové, bossu d’un côté, droit de l’autre, obtus, uniloculaire, 2-sperme. Ovuzss attachés au-dessous du style à la paroi du péricarpe , ascendans, imbriqués, obovés. STYLE unique , terminant le côté rectiligne de l'ovaire. Srie- MATE terminal, en pinceau, trés-rarement incisé-tuberculé, ou bien simple et aigu. CAPSULE entourée du calice persistant, terminée par le style latéral qui
(1) Celle que M. Martius rapporte au Palicourea speciosa. Kunth. (V. Reis. I, p. 282).
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/ persiste aussi, obovée, très-obtuse, 2-valve, 1-sperme par avortement. SEMENCE ascendante , obovée, très-obtuse. Ommiric placé un peu au-dessus de l'extrémité étroite de la semence : raphe linéaire : chalaze située latéralement au sommet de la graine. TÉGUMENT PROPRE double ; l'extérieur crustacé, l’intérieur mem- Braneux. Périseerme charnu. Emsryon droit, axile, parallele a Pombilic : cotylédons planes, orbiculaires, un peu auriculés à leur base : radicule inférieure. | SIL. De l’invo lucre et du siigmate.—Les espèces que j'ai rapportées du Brésil, et que j'ai décrites dans mon Ælora Brasiliæ meridionalis, m’obligent de modifier en deux points les caractères indiqués par les auteurs. 1° On ne peut plus donner comme constante l'existence de l’involucre calicinal, car dans le W'altheria viscosissima Aug. de S. Hil., il existe souvent un pédicelle pour chaque fleur, et les bractées n'y sont point placées entre la base du calice et le sommet du pédicelle, mais à l’origine de ce dernier. 2° Le stismate n’est pas toujours en pinceau; il est oblong et lacinié-tuberculeux dansle ÆŸ. wiscosis. sima, simple, aigu et glanduleux dans le Ÿ. ferruginea Aug. de S. HiL S HIL. Doutes sur la position des cotylédons par rapport a la radicule dans le W. Douradinha ; observations générales sur cette position dans la tribu des Hermanniées. — J'ai la certitude d’avoir trouvé l'embryon parfaitement:droit dans le /. maritima , et c’est pour cela que j’ai admis ce caractère dans ma description générique. Je puis également répondre de tous les caractères que j'ai attribués dans ma description spécifique aux diverses parties de l'embryon du #7. Donradinha ; mais en même temps je ne voudrais point assurer que, dans cette plante, l'embryon füt parfaitement droit, comme dans le WW. maritima, et que les cotylédons n’y fussent pas repliés sur la radicule. Il est incontestable que latribu des Hermanniées n’est pas tout entière caractérisée, comme on l'avait cru, par un embryon courbé; car, sans parler du . maritima, j'ai encore observé un embryon parfaitement droit dans plusieurs WMelochia, et M. Kunth a signalé le même caractère dans ses Melochia Turpiniana et parvifolia, ainsi que dans ses Mougeotia polystachia, inflata et hirsuta; mais en même temps il paraît certain que les Æermanniées d'Afrique ont l'embryon courbé, et par conséquent 1l ne faudrait pas s’étonner si on trouvait un embryon également courbé dans quelques Âermanniées américaines.
EXPLICATION DES FIGURES