‹ Plantes usuelles des Brasiliens (volume 2)Chapitre 69 sur 119 · V. tetrandra; folis ET acuminatis, ‘acutissinés ne · texte numérisé non relu

V. tetrandra; folis ET acuminatis, ‘acutissinés ne

Spicis fa Carnosis ; gractlibus ; bracteis calyce muliè brévioribus; Ovario 2-spermo.

Nom vulgaire : Gervad de folha grande.

Description. Sous-arsrisseau de 2 à 3 picds ; dont la tige est rameuse et ordinairement décombante. Ramraux 4- -gones surtout au sommet, et présentant alternativement , d une paire de feuilles à l’autre, dx faces à peu près planes et déu$ autres un peu canaliculées et pubescentes. Feurrres opposées, simples, sans stipules, assez mb ne longues de deux pouces et demi à quatre pouces, larges d’un à ÿ dé pouces, ovales, acuminées, extrêmement aiguës, rétrécies graduellement à la partie inférieure, décurrentes sur de pétiole, glabres en dessus, chargées en dessous de quelques poils peu visibles, entières tout-à-fait à leur base, garnies dans le reste de leur éeréas de dents larges qui sont terminées par une petite pointe particulière fort aiguë : nervures moyennes et latérales proéminentes en dessous, laissant voir en dessus une empreinte enfoncée : pétioles longs d'environ neufà quinze lig., plus larges au sommet, se rétrécissant graduellement vers la base, canaliculés, ciliés sur dé bords ou presque glabres : une ligne transversale de poils s'étendant sur la tige d’un pétiole à l'autre. Épis FLORAUX Courtement pédonculés ou sessiles, terminaux, grêles , nullement charnus, longs d’environ cinq à huit pouces : axe 4-gone, pubescent, non marqué de fossettes. Freuns le plus souvent assez rapprochées, sessiles ou presque sessiles, accompagnées à leur base de trois bractées qui sont subulées, légèrement pubescentes, un peu membraneuses ‘sur les bords : ; l'intermédiaire canaliculée ,

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deux, irois ou quatre fois plus longues que-les latérales ; et n’ayant guère plus en même temps que le cinquième ou le quart de la longueur du calice, Cazrce long d'environ 5 lig., tubuleux, étroit, à

peine dilaté de la base au sommet » légèrement arqué, à 4 ou plus souvent à 5 côtes, à 4 ou plus souvent à 5 dents écartées, un peu larges tout-à-fait à la base, mais bientôt étroites , aiguës au sommet, inégales entre elles, continues avec les côtes. Conoïrr plus longue que le calice, assez grande, tubuleuse, infondibuliforme ; parfaitement glabre à l'extérieur; dont le tube est arqué et trèslégèrement pubescent à l'intérieur ; dont le limbe est plane et à 5 lobes profonds, deux supérieurs plus-petits que les autres. Éramrnes au nombre . de 4, toutes fertiles » incluses, glabres, insérées à la partie supérieure du tube ; deux plus grandes. et deux plüs petites placées au-dessous des autres : filamens arqués : anthères cordiformes , attachées par la base entré leurs lobes; ceux-ci inégaux, trés-membraneux ; connectif large. Ovarre long d’environ ï lig. 1/2, porté par un court gynophore, ovoïde-oblong , aigu, aplati, parfaitement glabre, divisé en deux loges monospermes par une cloison placée dans le sens le plus étroit du péricarpe. Ovuzes oblongs, attachés au fond de leur loge et sessiles. Sryre Capillaire, arqué, parfaitement glabre, élargi et en forme d’hamecon tout-à-fait à son sommet, aplati dans la partie élargie, stigmatique au bord supérieur de cette même partie, qui est comme tronquée : ‘un tubercule à peine sensible à la base de la partie courbée du style, et:produit peut-être par la base de la ironCature. CaPsuLe entourée du calice persistant, portée Par un Court gynophore, longue d’environ 6 lig., large d’une ligne et demie, oblongue, aplatie, striée ,

parfaitement glabre, terminée par la base persistante du style,

marquée sur les deux faces d’un sillon qui répond à la cloison , se séparant par le milieu de celle-ci en deux portions closes, 1-spermes, Convexes, au dos et planes à la face. Péricarre dur, crustacé. SEMENCE attachée au fond de la loge, à peu près linéaire, remplissant la cavité de la portion de péricarpe qui la renferme.

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Localité. Cette espèce croît dans les parties des provinces des Mines et de Saint-Paul, qui furent autrefois ou qui sont encore couvertes de forêts. Elle se trouve dans les bois , et même autour des habitations ; mais elle n’est pas fort commune.

Usages. Les jeunes feuilles de cette plante froissées entre les doigts sentent mauvais. Cependant quelques personnes, frappées de sa ressemblance avec le véritable Gervad, ont essayé de s’en servir LS EU pour remplacer le thé; mais la boisson qu elle fournit n’a rien qui — le goût.

Ossenvarions potaniQuEs.— SI. Du genre Stachytarpheta. — Tousles bota-

nistes savent que, sous le nom barbare de Stachytarpheta, on a séparé des Verveines.les espèces qui présentent un axe floral charnu et-allongé, 2 étamines fertiles et 2 stériles, enfin un fruit. a deux. loges. Si, prenant ces caracières pour pierre de touche, je veux savoir auxquels des deux genres Verbena et Stachytarpheta je dois rapporter la plante décrite plus haut, et que je commence par examiner l'axe des fleurs , je dirai : ma plante est un V’erbena, puisque son axe n’est ni charnu, ni marqué de fossettes. Si ensuite j’observe le nombre des loges de l'ovaire et du fruit, il faudra que j'en fasse un Stachytarpheta. Elle redeviendra un Verbena, pour peu que je compte ses étamines fertiles qui sont au nombre de quatre. Enfin je serai tenté d’en faire un Stachytarpheta si jene consulte que sa ressemblance particulière avec le V. Jamaicensis; mais Je prétérequé la réunir au /’erbena pour peu

que je la compare avec la série des plantes qu’on a laissées parmi les F7 erveines. Voilà donc une espèce qui peut être également revendiquée par les genres

V'erbena et Stachytarpheta, et qui prouve par conséquent que le démembrement des f’erveines, désigné sous le nom de Stachytarpheta, ne saurait, comme un autre observateur l’avait déjà pensé, être raisonnablement admis (1).

Le botaniste doit tout voir et tout décrire ; mais il n’est pas nécessaire qu'il signale chaque modification par une coupe nouvelle. Les genres de Tinné et de Jussieu largement tracés, quoiqu'en général très-naturels, admettent sans peine

(1) M. Martius paraît être de la même opinion, puisqu'il a indiqué le 7. Jamaïcensis par le

nom linnéen.

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