‹ Plantes usuelles des Brasiliens (volume 2)Chapitre 80 sur 119 · dun ’ © : RE - é e AY 2 Era st — = = L · texte numérisé non relu

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coup moins en dessus : veines transversales proéminentes en dessous; un peu enfoncées en dessus ; pétiole long d'environ 4 à 7 pouces, ayant à peu près 2à3lignes de diamètre, convexe en dessous, un peu concave en dessus , res SriPuLEs caduques. PAntcuLESs terminales, larges d'environ 9 à 13 pouces, longues d’à peu près 6 à 8, étalées, chargées de fleurs très-nombreuses : rameaux primaires partant presque du même point et aboutissant à peu près à la même hauteur, aplatis, un peu anguleux : rameaux secondaires, tertiaires et quaternaires assez nombreux, aplatis, chargés, ainsi que les primaires 3 d’une bourre cotonneuse et couleur de rouille qui se compose de poils étoilés : bractées solitaires, placées à la base des rameaux secondaires, etc., longues d'environ 3 à 4 lignes, ovales - subulées, tronquées semi-circulairement à leur base, ae: cotonneuses, et couleur de rouille en dehors, pubescentes en dedans. Freurs monoïques, fort rapprochées et presque glomérulées : pédoncules uniflores, longs de 2 à 3 lignes, épais et chargés d'une bourre semblable à celle du reste de la panicule. Freurs MALEs : Cazrcr long d'environ 5-6 lignes, campanulé, 5-fide, un peu aigu à la base, très-ouvert au sommet, strié, cotonneux en dehors, mêlé de jaunâtre et de couleur lie de vin; divisions du calice ne s'étendant pas jusqu’à sa moitié et offrant une forme à peu pres triangulaire : poils du calice petits et étoilés. Gynopnore pédicelliforme, courbé en manière d'S, à peine chargé de quelques petits poils , portant à son sommet les organes sexuels. Éramrnes au nombre de 12-15, à peine longues d’une ligne; filets légèrement pubescens, réunis à leur base par un godet large et étalé, commençant à se diviser à des hauteurs différentes, inégaux entre eux pour la longueur, courts, épais dans leur partie libre : anthère terminale, horizontale, immobile, composée d’un connectif épais, continu avec les filets et de 2 loges parfaitement distinctes , imégales , oblongues , qui s'ouvrent dans leur longueur, et dont la fente est tournée vers

le sommet de la fleur, Ruprmenr DU PISTIL placé au centre du godet des étamines, caché par elles, composé de 5 petits ovaires à peine soudés au centre, irrégulièrement ovoïdes » Slabres, terminés par un rudiment de style et présentant à l’angle interne d’une seule loge quelques rudimens d’ovules. Frruns FEMELLES : CartcE semblable à celui des fleurs mâles, Gywopuorr plus court, plus épais, moins sensiblement courbé en S. Éramines soudées de même en un godet, ombiliqué en dessous, étalé tout-à-fait à la base de l’ovaire : anthère à peu près semblable à celle des fleurs mâles. Ovarre oblique au sommet du gynophore, long d'environ 3 lignes, presque globuleux, irès-velu, à 5 lobes peu profonds, à 5 loges 8 -spermes : Ovules attachés sur deux rangs dans l’angle interne des loges. SryLe unique, épais, trés-velu » réfléchi sur l'ovaire. Srrcmarr terminal, épais, un peu plane, plus large que le style. Des 5 loges de chaque ovaire, { avortent et une seule vient à maturité ; elle forme une capsule uniloculaire du volume de la tête d’un enfant naissant, de la forme d’un ovoïde légèrement comprimé et marqué latéralement d’un sillon longitudinal, transsudant une substance semblable à la gomme arabique, Péricarpr épais d'environ 1 pouce 1/2, revêtu intérieurement de poils roides , se fendant longitudinalement par le milieu du sillon. GraINESs au nombre de 7, Ovoïdes-elliptiques, obtuses, de la grosseur d’un œuf de pigeon. Owsrrc orbiculaire, situé à l’une des extrémités de la semence. TécumEwr propre double; l'extérieur cartlagineux, sans saveur, interrompu à l’ombilic; l’intérieur charnu, trés-blanc, amer, sans adhérence avec le premier, assez mince, et revêtu d’une épiderme interne (périsperme?). Emsryox droil , de même forme que la graine, à coiylédons très-grands, convexes sur le dos, un peu concaves sur la face, à radicule très-petite, en forme de mamelon obtus, antitrope, c’est-à-dire tellement dirigé que son extrémité cotylédonaire regarde l’ombilic » et son extrémité radiculaire l’autre bout de la graine.

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Localités. Ce bel arbre croît dans la province de Goyaz. Il fleurit vers le mois de juin. n

Usages. Les habitans du pays où croîtle Chichä, en mangent les semences qui sont d’un goût agréable. C'est encore un de ces nombreux végétaux qui, sans culture, fournissent aux Brasiliens de lintérieur des fruits comestibles, «et il est fort vraisemblable qu'avec quelques soins, ces fruits deviendraient encore meilleurs. Nous ne pouvons donc nous empêcher de conseiller aux habitans de la côte d'introduire chez eux leChichà;ilornera leurs jardins par sa beauté, et ses fruits ajouteront à leurs Jouissances, |

OBSERVATIONS BOTANIQUES, — $ I.— Caractères génériques. FLEURS MONOÏQUES. (Hermaphrodites selon plusieurs auteurs), FLeurs Maves ; Cauice a 5 divisions. Corozzenulle. Orcanes sexueLs sessiles ou pédicellés. Éramnes soudées à leurbase en un godet court, libres à leur sommet : anthères au nombre de 10 à 20, disposées sur un ou deux rangs ou rapprochées 3 à 3, continues avec le filet, immobiles, horizontales , composées d’un connectif épais et de 2 loges distinctes. Ux RUDIMENT DE PISTIL au centre de la fleur. FLeurs FEMELLES : Cazice semblable ; pédicelle plus court. ANTHèREs stériles? Ovare 5-lobé, 5-loculaire , à loges polyspermes (1), entouré à sa base du godet anthérifère. Sryre unique. Sricmate terminal. Carsues au nombre de 5 , ou.en moindre nombre par avortement, résultant de la séparation des lobes de l’ovaire, parfaitement distinctes entre elles, s’ouvrant le long d’un sillon longitudinal qui regarde l'axe. Une ou plusieurs GRaiEs à embryon antitrope, entourées d’un tégument interne ( périsperme des auteurs), a cotylédons grands et aplats, a radicule trescourte. |

S Il.— REMARQUES SUR LES ORGANES sexUELs. Linné avait indiqué le genre Sterculia comme monoïque , et depuis ila été considéré comme hermaphrodite par les auteurs les plus célèbres, L'espèce brasilienne, décrite plus haut, prouve qu'il faut revenir à l’idée de l’immortel Suédois; mais elle montre

(1) Quelques espèces sont indiquées comme ayant un fruit monosperme, mais l’analogie indique que l'ovaire ne l’était pas ; cependant ce caractère demandera à être revu.

en même temps combien il est facile d’être induit en erreur. Celui en effet qui se contenterait d'observer, dans le S. chicha, le rudiment de pistil des fleurs mâles, pourrait être tenté de le considérer comme un véritable pistil; mais la comparaison l'aura bientôt détrompé : car Je rudiment, quoiqu'en apparence bien formé, est pourtant fort petit et caché par les étamines, tandis que le pistil véritable est bien nourri et laisse les étamines tout-à-fait à sa base. M. de Jussieu dit que les Sterculia sont hermaphrodites; mais sa description prouve qu'il a réellement vu des fleurs mâles et femelles ; car il dit que l'ovaire est long-temps caché par les anthères, mais qu'il se montre ensuite en dehors des étamines, et que quelquefois il avorte. Des ovaires cachés par les étamines et qui avortent, et d’autres qui se montrent en dehors, c’est ce que nous avons observé nous-mêmes. Mais , dirat-on peut-être, M. de Jussieu a cru que, dans les plantes qu’il a eues en vue, il y avait identité entre ces deux sortes d'ovaires, et qu’ils appartenaient seulement à deux époques différentes ; n’en serait-il pas de même de l'espèce brasilienne? Il est bien facile de prouver le contraire; car les ovaires cachés par les étamines, et que nous considérons comme avortés, ne diffèrent pas seulement des autres par la grosseur, mais encore par la forme. En effet, leurs lobes sont à peine soudés au centre, et les lobes des véritables ovaires

ne forment qu’un ensemble : dans les premiers il existe 5 styles distincts, grèles , fort courts, droits, sans stigmate apparent; dans les autres il n’y a

qu'un style épais, réfléchi sur l'ovaire et terminé par un stigmate; enfin, les

ovaires avortés sont parfaitement glabres, et les autres sont très-velus. Quant

aux anthères, celles des fleurs femelles sont certainement différentes de

celles des fleurs à pistils avortés; elles laissent voir ie connectif entre leurs loges, et elles nous ont paru stériles: mais lors même que nous nous trom-

perions, il faudrait regarder le S. chichà comme polygame. Au reste, l’analogie tendrait encore à confirmer la séparation des sexes dans le genre

Sterculia; car, outre ce genre, la tribu des Sterculiées en comprend deux

autres, Triphaca et Heritiera, qui sont bien reconnus comme ayant des fleurs unisexuelles. ( 7oyez DC. Prodr. )

EXPLICATION DES FIGURES

1. Fleur mâle, dont on a enlevé la moitié du calice, — 2. Urcéole des étamines avec le

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