‹ Plantes usuelles des Brasiliens (volume 2)Chapitre 82 sur 119 · RL LU · texte numérisé non relu

RL LU

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vêtues d’un duvet plus épais en dessous; fleurs d'un jaune plus rougeâtre, plus grandes ainsi que leurs boutons. Même différence pour

le volume de ses fruits.

Localités. Les échantillons de la variété « ont été recueillis en fleur et en fruit au mois de juin, dans le Mato Grosso de la province de Goyaz,dont les habitans la nommentMutombo. Ceux de la variétéy l'ont été au mois de septembre dans les bois; près le Porto de Salgado , dans la partie occidentale de la province des Mines, nommée Certaë do Rio de S. Francisco : les habitans l’appellent Mutamba, et savent la distinguer de la variété g.. Cette dernière se trouve auprès de Riachara et sur plusieurs autres points du désert du

Rio de S. Francisco (Certaé).

Étymologie. Nous ne saurions dire avec certitude quelle est l’origine des deux noms vulgaires de cette plante. Nous ne trouvons rien qui s’en rapproche dans le précieux ouvrage intitulé : Tesoro de la lingoa Guarant, et nous pensons que ces noms n'appartiennent pas à cet idiome ; une sorte d’analogie nous ferait soupconner qu'ils sont africains, et, Si Ce soupçon se vérifiait, on pourrait en conclure, avec quelque raison peut-être, que quelque espèce de Guazuma

croît également en Afrique.

Usages. Le fruit de cet arbre, quoique dur et presque ligneux , est rempli d’un mucilage d’une saveur douce et agréable, que lon peut sucer avec plaisir et qui rappelle le goût des figues grasses. Peut-être mériterait-il les honneurs de la culture , qui contribuerait encore à l'améliorer. Ce n'est pas d'ailleurs le seul avantage qu'on pourrait en retirer : en effet, une note de Plée, conservée dans l’Herbier du Muséum , nous apprend qu'à la Martinique, où le Guazuma ulmifolia est connu sous le nom d’orme pyramidal, on emploie son écorce de 15 à 8 mois pour clarifier le sucre : c’est du liber qu'on

na

se sert particulièrement, en le laissant tremper dans l’eau, opération qui en dégage un mucilage épais plus filant que celui du lin. La vieille écorce du tronc passe, dans la même île, pour un sudorifique excellent contre les maladies de la peau: on en fait bouillir trois ou quatre onces dans trois pintes d’eau qu’on laisse réduire à deux.

OBSERVATIONS BOTANIQUES. — S I. Caractères du genre Guazuma.— Carice quinquéparti, dont les divisions restent soudées 2 à 2 ou 3 a 3. 5 Pérazes alternes avec ces divisions, recourbés inférieurement en capuchon, prolongés supérieurement en languette bifide.Tuse pes ÉTAMINES @ 10 lobes, dont 5 stériles, 5 opposés aux pétales, et chargés chacun de 3 anthères presque sessiles et biloculaires. 5 Srvres soudés en un seul. Ovare libre, a5 loges multiovulées. Fruit {uberculeux a sa surface, ligneux en dessous , creusé de 5 loges polysperimes. GRaAINEs disposées sur deux rangs, attachées a l'axe. PérisPermE charnu, mince. CorvLépons plssés-chiffonnés. Ranicuse droite, dirigée du côté

du hile.

$ IL. Observations sur les espèces etablies dans ce genre. — Outre les formes variées que nous avons signalées dans les échantillons recueillis au Brésil, on en peut observer dans les herbiers un assez grand nombre; ét, comme il est fort difficile d’assigner des différences tranchées entre elles, qu’elles se nuancent par des transitions presque insensibles, M. de Saint - Hilaire en avait conclu naturellement qu’elles appartenaient à une seule et même espèce trèspolymorphe. C’est ce qui l'a porté à réunir, dans sa Flore (vol. 1, p. 148), les trois espèces établies avant lui, savoir : G. u/mifolia Lam., G. tomentosa Kunth , et G. polybotrya Ca. -

Cependant, l'étude des fruits de Guazuma nous porte aujourd’hui à mo difier cette opinion. En effet, si l’on observe ceux du G. ulmifolia type de cette espèce, c’est-à-dire à feuilles luisantes et parfaitement pglabres des deux côtés, on voit : 1° Que le sarcocarpe, ou enveloppe extérieure charnue et tuberculeuse, se sépare par 5 fentes longitudinales en 5 parties alternant avec les loges. Les ramifications ligneuses qui séparent celles- ei viennent, après les avoir comme embrassées, se terminer derrière elles. Du reste , l'enveloppe ligneuse de chaque loge peut se séparer de celles des loges voisines, et ne leur est unie que parce qu’elle se rattache à un axe commun. 2° Que l’endocarpe mince qui tapisse la loge est lisse à sa surface in-

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terne. 5° Que de la partie supérieure de l'axe saillante au- dedans de Ja loge partent à la maturité des filets ligneux et roides auxquels les graines sont adnées dans toute leur longueur. En étudiant ces filets avec soin, et dans leurs rapports avec la graine, on reconnait aisément qu'ils ne sont autre chose que les raphés de ces graines qui finissent par se solidifier, et s’en détachent alors avec la plus grande facilité. M. Gay a observé quelque chose d’analogue dans une plante de la même famille, le Seringia platyphylla. (Foy. Mem. du Mus. 7, pl. 17, £. 14. ) 4 Que le testa de la graine est mince et cassant. — Ce sont ces fruits et ces graines que nous avons figurés dans notre PI. XLVIL.

Maintenant, si à la description précédente on compare celle que M. Kunth donne du fruit de son G. tomentosa, on voit que ses fruits sont indéhiscens, et leurs loges coupées par des-cloisons transversales incomplètes que forment des replis de l’endocarpe. M. Kunth ne parle pas de ces raphés ligneux qui n'eussent pu échapper àun aussi habile observateur; et nous nous sommes assurés, sur son échantillon même, que le raphé ne se montre que sous l'apparence d’une petite ligne blanchâtre intimementunie au tesla, qui est épais et coriace ; et qu'au lieu de 5 fentes alternant avec les loges qu’on remarque sur la surface du péricarpe du G. ulmifolia, on trouve tout au contraire 5 arceaux ligneux saillans en dehors, desquels il résulterait une déhiscence septicide et non loculicide, si le fruit pouvait finir par s'ouvrir. À joutons enfin que ces fruits sont plus alongés, que leurs loges renferment 9 graines seulement au lieu de 12-15, et que, dans la fleur, plus petite, les faisceaux de poils sont nuls ou presque nuls à la base du tube des étamines.

Il y à donc au moins deux espèces de Guazuma, qu'on peut distinguer par leurs fruits et leurs graines ; pour indiquer d’autres différences spécifiques qui aident à nommer les échantillons variés de nos herbiers, c’est ce que nous ne pouvons. La grandeur , la forme et l’état de la surface des feuilles n’en fournissent pas. Car nous voyons nos échantillons brasiliens qui, duvet, rentreraient dans le G, lomentosa, présenter dans leur hiscence imparfaite en5 valves, que M. de Saint

mêmes où il les recueillait. Quantaux raphés ligneux, il ne les a pas observés, sans doute parce que les graines, soumises à son inspection, n'avaient pas en-

core acquis tout leur développement. C’est probablement cette derniére circonstance qui lui à fait rencontrer des cot chiffonnés : car les plis ne se for

par leur fruit une dé- -Hilaire a notée sur les lieux

ylédons presque planes et à peine ment que par l’alongement progressif de

l'embryon, qui finit Par excéder la lon

gueur et la largeur de la cavité destinée à le loger.

Le Guazuma à été observé sur beaucoup de points de l'Amérique équinoxiale, mais nous ne sachions pas qu'il ait été indiqué sur l’ancien continent. Cependant l’herbier du Muséum en possède un rameau en fleurs, rapporté de l’Inde par Sonnerat, et deux rameaux en fruit, recueillis par Leschenault sur la côte de Coromandel. Doivent-ils tincte ? Dans l’état actuel de nos connaissances ; du G. lomentosa, dont ils présentent les fruits et aucune trace de poils fasciculés à la base du tube longues de 3-4 1/2 pouces, obliques, gérement ondulées, tomenteuses en d blan cs qui sont des poilsétoilés.

Quant au G. polybotrya Cav.,

des Zcones (1. 299 ), il ne parai mais nous ignorons

former une espèce disnous n’oserions les séparer les fleurs. Celles-ci n’offrent Staminifère. Les feuilles sont cordiformes- lancéolées, dentées , lé- SSSOUS, parsemées en dessus de points

que nous ne connaissons que par la figure t pas devoir former une espèce distincte, à laquelle des deux autres il peut être rapporté.

EXPLICATION DES FIGURES

PI. XLVII. Elle représente un rameau de n provient d’un échantillon à feuilles glabres, recueilli aux Antilles. — 1. Fruit. 2. Le même, coupé transversalement : dans 2 loges des graines ont été enl raphés ligneux persistans. — 3. Le même, coupé verticalement : on voit, d’un côté, la moitié d’une loge avec son endocarpe et ses graines ; de l’autre, les ramifica vont de l’axe à l'exterieur dans l'intervalle des loges, même, coupée longitudinalement. — G.

rée du testa , revêtue de la membrane i séparé, un peu étalé artificiellement po

PI. XLVIII. Elle Féprésente un rameau de notre Guazuma ulmifolia , v — 2. Tube des étamines. — 3. Anthère > avec Son filet. — 4, Polle base des enveloppes florales et du tube Staminifère coupé.

otre Guazuma ulmifolia, var. «. Le fruit evées pour montrer les

tions ligneuses qui :

—4. Graine, avec son raphé. — 5, La

Section transversale de la même.— "7. Aman nterne et couronnée par la chalazér.

ur faire voir la direction de ses plis.

de sépa- — 8, Embryon

ar. y. — 1. Fleur.

n.— 9. Pistil, avec la

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SIDA MICRANTHA.

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