‹ Plantes usuelles des Brasiliens (volume 2)Chapitre 84 sur 119 · ERA SE · texte numérisé non relu

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dentés ou acuminés, marqués de 7 nervures, très - glabres: onglets soudés avec le tube des étamines. Tusr pes ÉrAMINES conique à sa base, cylindrique et étroit dans le reste de sa longueur, très - glabre, divisé au-dessus du milieu en 20 filamens capillaires, les supérieurs sailans au-dessus de la corolle; anthères au nombre de 20, globuleuses, glabres.. 5 Sryxes filiformes,-très-glabres, réunis en un-seul jusqu'au-dessous de la moitié de leur hauteur. STIGMATES petits, en forme de tête. Ovarre petit, ovoïde,. aigu au sommet, tomenteux, divisé en 5 loges monospermes. Carsure entourée du calice persistant, longue d'environ 1 1/9 ligne, large de 2 lignés , presque glodone ovoide, déprimée, aiguë, pubescente, à 5 lobes, divisée en Cinq coques terminées par une pointe bifide.

Localités. Cette espèce est commune dans la province des Mines.

Usages. On est dans l'usage, au Brésil, de tirer des fusées volantes pendant le jour à la porte des Pas: , lorsqu'on y célèbre la fête de quelque saint; et à Rio de Janeiro, par exemple, il doit se faire une consommation très - dcblishle de ces pièces d'artifice. L'usage dont il s’agit paraît Braan sans doute, mais il est vraisemblable qu'il s’est introduit à l’époque de la res lorsqu'on n'avait point encore de cloches. Quoi qu'il en soit, les tiges de la plante que nous venons de décrire sont employées, dans le pays où elle croît, à à faire les bâtons des fusées volantes.

Onliaar dé BOTANIQUES.—S I. Caractères du genre Sida. Caraice simple : quinquéfi ide. 5 Pérares alternes , obovales , ordinairement obliques et à côtés inégaux. TusE DES ÉTAMINES divisé à a son sommet en filets nombreux, terminés chacun par une anthère unique. Ovarre Ubre, dont les loges, au nombre de 9 ou plus, contiennent chacune un seul ovule pendant. Sryres en nombre égal aux loges, soudés à leur base, terminés chacun par un stigmale en téte. CAPSULE entourée du calice persistant, se séparant en plusieurs coques monospermes qui s'ouvrent par leur sommet et le long de leur angle interne. Gran

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en cœur, légérement aplatie sur ses faces latérales. Omsiric se confondant avec la chalaze dans l’échancrure supérieure de la graine. Técumenr double, lex térieur testacé, l’intérieur membraneux. PérisPerMe charnu ou comme mucilagineux, très-mince , revétant la membrane interne, et se prolongeant entre les plis des cotylédons. Emsrvox recourbé sur lui-même, et dont la courbure répond . au bas de la graine. CoryLépons pliés trois fois dans leur longueur, échancrés à leur base , l’un enveloppant l’autre. Ranicure à peu près égale en longueur, occupant Fa mottié interne de la graine, et dirigée vers son sommet.

S IT. Comparaison du genre Sida avec quelques genres voisins. Le genre Sida, tel qu'il avait été limité par Linné, et adopté depuis dans le Genera de M. de Jussieu, renfermait un nombre considérable d'espèces, présentant toutes un calice simple, 5-fide, des étamines réunies en tube, plusieurs styles, une capsule divisée en autant de loges et de lobes que le pistil présentait de styles, chacune des loges renfermant une ou plusieurs graines. M. Kunth, se fondant sur des caractères tirés des capsules et du nombre des graines, a divisé depuis ce genre en quatre, savoir : Sida, Gœaya, Bastardia et Abutilon. Le genre Sida se distingue principalement des trois autres par ses fruits non vésiculeux, divisés à l’époque de leur maturité en coques s’ouvrant par leur angle interne et renfermant une seule graine suspendue. Le genre Gaya se lie au Sida par ses coques monospermes renfermant une seule graine suspendue, mais il en diffère par ses fruits vésiculeux et surtout par un appendice particulier que l’on trouve dans chaque coque, et qui simule une troisième valve à demi avortée : cet organe part du bas de la loge, reste libre, et s’élevant dans la cavité, vient passer derrière le dos de la graine. Le genre PBastardia à de grands rapports avec le Sida, mais il s’en distingue par la déhiscence de ses loges qui est loculicide; chacune ne renferme qu’une seule graine, qui est tantôt suspendue comme dans les deux genres doñt nous venons de parler, tantôt ascendante. L’Æbutilon est caractérisé par les loges polyspermes de ses capsules ; il se rapproche du Bastardia par la déhiscence de son fruit.

Nous avons adopté la division de M. Kunth, qui a l'avantage de couper un genre trop riche en espèces, sans contrarier les rapports naturels des plantes qu'on y rapportait.

EXPLICATION DES FIGURES

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