LIT
dix nervures rapprochées deux à deux, divisé au sommet en un grand nombre de filamens portant chacun une seule anthére. STYLES au nombre de dix, un peu plus courts que les étamines, soudés entre eux à la base, distincts supérieurement, glabres, terminés chacun par un stigmate particulier. OvairE globuleux , couvert au sommet de poils mous et couchés, à dix loges , renfermant chacune 5 ovules attachés à l’angle interne un peu au-dessous du sommet de la loge, et placés les uns au-dessus des autres. Carsuce longue d'environ quatre lignes , couverte d’un duvet tomenteux composé de poils étoilés, surmontée de 10 cornes, marquée profondément de 10 sillons, formée de 10 coques distinctes au sommet et soudées latéralement. Graines réniformes, comprimées, d’un brun froncé, hispides,. semblables, quant À leur structure interne, à celle des
autres espèces du genre.
Localités. Cette espèce est commune aux environs de Rto de
Janeiro. Elle fleurit au mois de septembre.
Usages. Les habitans du Brésil mangent les fleurs de cette plante
cuites avec de la viande.
OnSERVATIONS BOTANIQUES. — $ I. Caractères du genre Abutilon. — Carice simple, 5-fide. Pérares au nombre de 5, hypogynes, alternant avec les divisions du calice, souvent inéquilatéraux. Tuse DES ÉTAMINES recouvrant l'ovaire, divisé a sonextrémitésupérieure en filets nombreux, etportantquelquefois en méme temps des anthères au-dessous de son sommet. OVAIRE à 5 loges ou plus, renfermant chacune le plus souvent 3, quelquefois 4-Q ovules. Ovuzis attachés a l’angle interne. Sxxres en même nombre que les loges, plus ou moins soudes entre eux , terminés chacun par un stigmate en léle. Carsuze entourée par le calice , composée de cinq coques ou plus soudées entre elles, s’ouvrant en haut et en dehors, quelquefois monospermes par avortement. GRAINS présentant intérieurement la méme structure que celles du genre Siva.
$ IL. Division du genre Alutilon. — Lorsque l’on examine comparative—
ment les espèces du genre Abutilon, on s’apercoit bientôt qu'elles peuvent
être divisées en deux groupes naturels, fondés au premier aspect sur leur port et sur la grosseur comparative de leur fruit; et si, cherchant à pénétrer plus avant dans leur organisation intime, on coupe longitudinalement les loges des ovaires, on trouve constamment dans les uns 3 ovules, tandis que les autres en renferment de 4 à 9+ Dans toutes les espèces que nous avons analysées, le nombre des ovules était toujours en rapport direct avec la grosseur des fruits. Nous croyons donc qu'on peut se servir de ce caractère pour diviser le genre d’une manière commode, et les deux groupes que l’on forme ainsi sont d'autant plus naturels, qu'ils ne différent pas de ceux qu'on pourrait établir sur le port et l'aspect extérieur des espèces. La première section, caractérisée par ses ovules au nombre de trois dans chaque loge, présente souvent des fruits vésiculeux ; elle ne se distingue donc du genre Bastardia qu'en ce que, dans ce dernier, les loges de l'ovaire sont toujours uni-ovulées.
EXPLICATION DES FIGURES
PI. LI. — 1. Pistil. — pour montrer