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les mâles, au-dessus, beaucoup plus nombreuses, portées chacunesur un pédicelle court et grêle, qui part de l’aisselle d’une. bractée linéaire plus courte encore que lui. Freurs MALES : GALICE partagé jusqu'auprès de sa base, en cinq parties ovales, longues d’une ligne, présentant du côté extérieur quelques poils étoilés, glabres du côté intérieur , ciliées sur leur contour : leur préfloraison est quinconciale. 5 PÉTALES alternant avec les divisions du calice, à peine plus longs qu'elles, blanchatres, oblongs, étroits ou obtus , munis sur les bords de poils mous , beaucoup plus abondans et plus longs dans la moitié inférieure. 5 GLANDES placées sur la base des divisions du calice et par conséquent alternant avec les pétales, tronquées obliquement, orangées. R£cEPrAcLE revêtu de poils nombreux, blancs, longs et mous. Éramrines au nombre de onze, une à peu prés centrale, les dix autres opposées alternativement aux lobes du calice et aux pétales; ces dernières sont un peu plus courtes : filets repliés sur eux-mêmes dans le bouton , redressés après la floraison , un peu plus longs que les pétales , glabrés, noirâtres : anthères adnées par leur dos au sommet des filets, jaunes, ovales , biloculaires, s’ouvrant en dedans par deux fentes longitudinales. Pozrex (vu dans l'eau) à grains globuleux , lisses et jaunes. FLEURS FEMELLES : cALICE divisé jusqu'auprès de sa base en cinq parties longues de » lignes, lancéolées, parsemées de poils étoilés en dehors, glabres en dedans, avec une écaille demi-circulaire opposée et accolée à leur base. Co- ROLLE nulle ou remplacée par 5 glandules à peine visibles , qui alternent avec les pétales. SryLes au nombre de trois, divisés à leur origine en deux branches elles-mêmes biparties , d’où résulte au premier coup d'œil l'apparence de 12 styles contournés en dedans , NOIratres , glabres ou munis seulement en dehors de quelques poils étoilés. Ovarre un peu plus long que le calice, trilobé, couvert de tubercules d’où partent des faisceaux de poils dressés , roïdes et roussâtres qui en cachent la surface, triloculaire : dans chaque loge un ovule unique suspendu au-dessous du sommet de l’angle interne
par un court funicule, ovoïde, glabre et surmonté d’une caroncule échancrée en dedans. Le fruit n’a pas été observé.
Localités. Nous possédons des échantillons de cette espèce provenant de différens points du Brésil. Ceux d’après lesquels sa description a été faite, avaient été recueilhs au mois de Mars dans les campos auprès de T'anque, dans la partie de la province des Mines nommées Comarca do Rio das mortes. Elle a été trouvée aussi commune dans les campos auprès de Tapeira , maison de campagne située à quelques lieues de Paracatü dans le désert du Rio de S.-Francisco. Enfin quelques branches recueillies en Octobre, auprès de Mogim dans la partie septentrionale de la province de Saint- Paul, appartiennent sans doute à cette espèce, dont ils ne diffèrent que par leurs feuilles un peu plus grandes et plus velues.
Usages. La décoction de cette plante est diurétique; ee est aussi employée contre la syphilis. On sait que des moyens assez doux, les sudorifiques, par exemple, suffisent pour guérir cette maladie, quine cède dans nos climats plus froids qu’à un traitement plus énergique. La propriété excitante qui existe si généralement dans les Euphorbiacées se montre à des degrés divers et produit conséquemment des effets variables, suivant l’espèce ou la partie qu’on emploie. Le genre Croton en offre un exemple remarquable : les graines de quelquesunes de ses espèces fournissent à la médecine un de ses plus violens drastiques ; le bois ou l'écorce de quelques autres est émétique , sudorifique ou simplèment aromatique. Celle que nous venons de faire connaître ( C. Perdicipes ) est encore célèbre dans la province des Mines, par la vertu qu’on lui attribue de guérir les morsures des serpens. Onprétend enfin que l’application des feuilles soit fraiches et pilées, soit sèches et réduites en poudre, favorise la guérison des blessures. |
OBSERVATIONS BOTANIQUES. —S [. Caractères du genre Croton. Frrurs monoiques, très-rarement dioiques. Freurs maLes : CaL1ce quinquéparti. 5 PÉTALES.
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à 5 GrLanpus alternant avec ces derniers. Étamines en nombre défini (10-20), ou plus rarement indéfini, a filets libres, portant adnées à leur sommet des anthères introrses. Aucun rudiment de pistil central, Fieurs FEMELLES : Carrce quinquéparti, persistant. Cororte nulle. 5 Sryres partagés chacun plus ou moins profondément en 2 ou plusieurs branches, que terminent autant de stismates. Ovaire entouré à sa base de 5 petites glandes ou écailles, à 3 loges uniovulées. FRüIT capsulaire se séparant à la maturité en 3 coques bivalves. GRANE pendante, surmontée d’une caroncule, renfermant dans un périsperme charnu un embryon a cotylédons foliacés, à radicule courte et supérieure.
$ IL. Sur quelques caractères de cette espèce. La disposition des divisions du calice dans la préfloraison mérite d’être remarquée. En effet, dans les nombreuses espèces de ce genre que nous avons eu l’occasion d'examiner, nous avons trouvé la préfloraison du calice constamment valvaire. Le Croton solanifolius Geisel. présente, il est vrai, une exception sous ce rapport; mais 1l s'éloigne par son port et par beaucoup d’autres caractères des véritables Cfoton, tandis que le C. Perdicipes en fait incontestablement partie. — M. Aug. de Saint-Hilaire avait déjà appelé autre part (PI. du Brés. et du Parag., p. 99) l'attention sur la singulière situation d’une onzième étamine centrale dans les fleurs mâles de quelques Croton. Nous trouvons ici cette disposition remarquable. — Necker, sous le nom de Zuntia, et Loureiro, sous celui de Tridesmis, avaient séparé du:genre Croton les espèces dont les styles sont partagés en plus de deux branches. Notre espèce devrait donc être rapportée à ce genre nouveau, si on l’adoptait. Mais nous ne pensons pas que ce caractère isolé, dont la présence n’entraîne la coexistence d’aucun autre caractère distinctif notable, suffise pour motiver cette séparation.
EXPLICATION DES FIGURES
1. Fleur mâle. — 2. Fleur femelle. — 3. Ovaire, dont une des loges est coupée longitudinalement , afin de montrer l’ovule et sa situation.
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