DS PLANTES VASCULAIRES
LORANTHACÉES.
+ Viscum album L. — Sur les pommiers, les pruniers, les peupliers, ete. (vulg.Vi-de-pommier).
Je n'ai pas encore vu cette plante dans notre arrondissement, mais il est probable qu'elle s'y trouve quelque part dans le Sud, car elle est excessivement abondante aux environs de Valognes; elle manque complètement aux environs mêmes de Cherbourg, dans la Hague et dans le Nord du Val-de-Saire.
CAPRIFOLIACÉES.
Sambucus nigra L.— CC. Haies et bois (vulg. Seu). J'ai recueilli le S. Ebulus L. à Valognes.
Lonicera Periclymenum L. — CC. Haies et bois (vulg. Chévrefeuille, Sucet).
Le Viburnum Tinus L. (vulg. Laurier-Tin) est naturalisé et se rencontre quelquefois échappé des jardins.
RUBIACÉES.
Rubia peregrina L. — RR. Haies du littoral et sables maritimes : Falaises de Herqueville et de Jobourg (M. de Gerville); dunes de Biville (M. Delachapelle).
Galium Cruciata Scop. — RR. Haies : Vauville (M. Delachapelle), Biville (M. Bertrand-Lachènée).
— verum L.— KR. Haies et bord des chemins du lit-
toral; CC. dans les sables maritimes.
La forme abondante dans les sables maritimes est naine et à tiges étalées couchées (var. littorale Brébiss. fl. norm.; var. maritimum Le Gall, fl. Morb.).
— decolorans Gren. et God. fl. fr. II, p. 19! — RK. Querqueville, Cosqueville, falaises de Jobourg.
A Querqueviile, cette hybride eroissait parmi de nombreuses touffes de G.verum et à peu de distance du G. elatum.
— neglectum Le Gall, fl. Morbih. p. 262.— AC. dans les dunes maritimes de Biville, Vauville, ete.
— elatum Thuill. (G. mollugo L. part.). — CC. Haies et buissons.
— dumetorum Jord. pugill. p. 78. — C. Haies et buissons.
Cette plante fleurit un mois avant la précédente.
— saxatile L. (G. hercynicum Weigel).—CC. Landes, côteaux pierreux, pelouses, bord des chemins.
— palustre L.— C. Fossés et prés marécageux du Val-de-Saire : Le Mesnil, Le Theil, La Glacerie, ete.
Cette espèce manque aux environs de Cherbourg et dans le Nord de la Hague, où elle est remplacée par la suivante.
— elongatum Presl, Jord. obs. III, p. 170.—C.Fossés et prés humides.
— Aparine L.— CC. Haies et décombres (vulg. Gratteron).
Asperula cynanchica L.— R. Sables maritimes : Cosqueville, Surtainville, etc.
C'est la forme à tiges courtes étalées et fleurs rapprochées (var. densiflora Gren. et Godr.).
Sherardia arvensis L. — C. Champs cultivés et bord des chemins.
Une forme tout-à-fait naine croît dans les sables maritimes.
VALÉRIANÉES.
“Centranthus ruber L.— R. Murs dans le voisinage des jardins (vulg. Lilas de terre).
Varie à fleurs, blanches : Murs de Cherbourg.
Valeriana officinalis L. — AR. Bord des rivières : vallée de Quincampoix, Le Vast, etc.
Valerianelle olitoria Poll. — R. Champs cultivés : Nacqueville , Gatteville, etc.
— carinata Lois. — CC. Lieux cultivés, murs, talus des fossés, pelouses, côteaux, etc. (vulg. Bourcette).
J'ai trouvé des échantillons dans lesquels les bractées avaient pris un accroissement extraordinaire, la plupart des cymes étant stériles par suite de l'atrophie des fleurs et n'offrant qu'un capitule de grandes folioles ovales lancéolées et ciliolées sur les bords ; quelques capitules cependant présentaient des fleurs et des fruits bien constitués, mais en très petit nombre.
Le Valerianella carinata me paraît indigène dans notre contrée; mais toutes les autres espèces y sont évidemment introduites avec les moissons.
— Auricula DC. — R. Moissons: Le Mesnil, Saux-
mesnil, etc.
J'ai remarqué dans cette espèce une monstruosité analogue à celle que j'ai observée dans l'espèce précédente.
— Morisonü DC. (V. dentata Koch). — R. Moissons : Octeville, Nacqueville, etc.
DIPSACÉES.
Dipsacus sylvestris Mill. — AR. Bord des champs et talus des fossés (vulg. Peignes).
“Cephalaria pilosa Gren. et Godr. (Dipsacus pilosus L.). —- RR. La Pierre-Butée (M. Delachapelle) ; bord de la Divette, au Roule (M. Bertrand-Lachènée).
Trichera arvensis Schrad. (Knautia arvensis Koch). — AR. Moissons, haies et bord des champs du littoral.
Succisa pratensis Môünch (Scabiosa succisa L.). — C. Bois et pelouses fraîches.
DES ENVIRONS DE CHERBOURG. ü1
SYNANTHÈRÉES.
CORYMBIFÈRES.
Eupatorium cannabinum L. — C. Bois humides, fossés, bord des ruisseaux.
‘Nardosmia fragrans Rchb. (Petasites fragrans Presl.). — AC. Bord des ruisseaux, haies et fossés humides près de Cherbourg (vulg. Héliotrope d'hiver).
Si cette plante n'est pas indigène, elle est du moins complètement naturalisée et notre climat lui convient sous tous les rapports; elle fleurit en décembre et janvier,
M. le Dr Lebel m'a fait récolter à Valognes le Petasites officinalis Mônch.
Tussilago Farfara L. — AC. Lieux argileux humides, bord des chemins (vulg. Pas-d’âne).
Solidago Virga-aurea L. — (€. Bois, côteaux et haies.
Erigeron acris L. (E. corymbosus Wallr.). — RR. Murs et talus des anciennes fortifications de Querqueville.
— serotinus Weihe. — R. Sables maritimes: Tourlaville.
Aster Tripolium L.— R. Prés marécageux du littoral.
Abondant autrefois dans la mare de Tourlaville.
Bellis perennis L. — CC. partout (vulg. Pâquerettes, Päquettes).
Varie à ligule d'un rouge vif, surtout en-dessous. ‘Doronicum Pardalianches L. -— RR. Haies près des habitations, au Cauchin.
Cette plante est évidemment échappée de l'ancien jardin botanique de M. Fréret, de même que le Galium Barrelieri Salzm. et autres plantes trouvées dans la même localité.
Senecio vulgaris L. — CC. partout (vulg. Sénecon, Sansonnet).
— viscosus L. — R. Lieux pierreux du littoral : Fermanville, etc.
— sylvaticus L. — AC. Bord des chemins, champs sablonneux.
— erraticus Bertol. — R. Bord des ruisseaux dans la Hague : Omonville, Le Rozel, etc.
— Jacobæa L. — CC. Haies, murs et prés secs.
Le S. erucifolius L. croît sur les calcaires du Cotentin. — Le Cineraria spathulæfolia Gmel. se trouve dans la même contrée.
Artemisia Absinthium L. (Absinthium vulgare Gærtn.). — C. dans les haies et sur les talus des fossés du littoral, surtout dans le Val-de-Saire ; certainement indigène (vulg. Absinthe).
— vulgaris L. — C. Haies, fossés et bord des chemins (vulg. Herbè S'-Jean).
— maritima L. — Prés maritimes et lieux vaseux du littoral ; RR. dans les limites de notre arrondissement : Gatteville; C. de Réville à Quinéville (vulg. Absinthe maritime).
On trouve, dans les mêmes localités, les deux formes appelées par les auteurs A. gallica Willd. el A. salina Willd.; mais ees formes, remarquables sans doute par un port particulier, ne doivent certainement pas être séparées spécifiquement du type, ainsi que j'ai pu m'en convaincre par des exemplaires reçus de divers points des côtes de l'Océan, et aussi de la Baltique (île d’Oland). La longueur relative des bractées par rapport aux calathides, est très variable ; car j'ai vu les bractées tantôt dépassant longuement les calathides, tantôt égales, tantôt plus courtes, et cela dans des échantillons à rameaux dressés aussi bien que dans la forme à rameaux étalés. M. van den Bosch écrit dans le Prodr. fl. Batavæ, p.119. « Omnes promiscue occurrunt. Licet habitu valde recedant, characteres specificos non reperi. » Déjà, en 1822,
Wallroth, dans ses Schedulæ criticæ, p. 458-461, n'avait admis qu'une espèce (Artemisia Seriphium) et en énumérait méthodiquement 37 formes ou variétés. — Cependant, les échantillons de À. gallica que j'ai reçus des bords dela Méditerranée, me paraissent beaucoup différer de ceux des côtes de l'Océan, et je suis porté à croire qu'il existe réellement deux espèces : l'une Septentrionale et Océanique, variant dans les mêmes localités à rameaux dressés, étalés ou pendants, et comprenant les À, gallica et salina de la plupart des auteurs ; l'autre Méditerranéenne, bien décrite dans la Flore de France par M. Godron sous le nom de À. gallica, épithète trop ambigüe pour pouvoir être conservée et qu'on devrait remplacer par exemple par le nom de À. mediterranea. De plus, la diagnose de l'A .maritima devrait être modifiée de manière à y faire entrer la forme gallica des bords de l'Océan.
‘Tanacetum vulgare L.— AR. Haies et bord des chemins (vulg. Poudre-à-vers).
On cultive encore sous le même nom le Santolina chameæcyparissus L., qui s'échappe aussi quelquefois des jardins de la campagne.
Leucanthemum vulgare Lam. (Chrysanthemum Leucanthemum L.). — C. Prés secs, côteaux et talus des fossés (vulg. Amourôques, Mullu blanc).
*— Parthenium Godr. et Gren. (Pyrethrum Parthenium Sm.). — R. Bord des haies : échappé des jardins.
Chrysanthemum segetum L. — AR. Moissons, surtout du littoral (vulg. Mullu).
Matricaria Chamomilla L.— AC. Champs sablonneux et bord des champs du littoral.
— inodora L. (Pyrethrum inodorum Sm.). — C.
Champs et lieux cultivés (vulg. Amouréques).
— maritima L. (Pyrethrum maritimum Sm.). — R. Sables maritimes et lieux pierreux du littoral : Querqueville.
Dans cette dernière station, les tiges sont dressées ; elles sont étalées lorsque la plante croît dans les sables maritimes.
Ormenis nobilis Gay (Anthemis nobilis L.; Chamomilla nobilis Godr.).—CC. Prés secs, côteaux,bruyères, bord des chemins (vulg. Camomille).
Anthemis Cotula L. — C. Champs cultivés, moissons.
Diotis candidissima Desf. (Otanthus maritimus Link et Hoffm.). — AC. Sables et graviers du littoral, de Tourlaville à Gatteville ; Vauville, Biville, Le Rozel, etc.
Achillæa Millefolium L. — CC. Lieux incultes, prés secs et bord des chemins (vulg. Aure-de-loup).
Varie à fleurs blanches, carnées ou d'un rose vif. Une forme naine, velue-blanchâtre , à corymbe très serré (var. compacta Brébiss.; var. candicans Le Gall, f. morb. p. 276), croît sur les falaises et les côteaux du littoral. Bidens tripartita L. — AR. Bord des ruisseaux et prés humides : Tourlaville, Vrasville, Le Rozel, etc.
— cernua L. — AR. Lieux marécageux : Tourlaville, Flottemanville, Le Theil, etc.
“Corvisartia Helenium Mérat (/nula Helenium L.).—R. Anciens vergers et haies près des jardins.
Inula Conyza DC. (Conyza squarrosa L.). — R. Haies et bord des chemins: Octeville, Nacqueville, Flamanville, etc.
— crithmoides L.— R. Rochers humides des falaises de la Hague : Jobourg, Herqueville, Flamanville.
Pulicaria vulgaris Gærtn. (fnula Pulicaria L.). — AR. Bord des fossés et des chemins, surtout dans le Val-de-Saire : Tourlaville, Réthoville, Gatteville; Omonville, etc.
— dysenterica Gærtn. (Inula Dysenterica L.). — CC.
Bord des chemins, fossés, prés (vulg. Mullu, Pissât-de-chat).
“Helichrysum fætidum Cass. (Gnaphalium fœtidum L.). —RR. Lande de Tocqueville , où il est naturalisé.
‘Antennaria margaritacea R. Brown (Gnaphalium margaritaceum L.).—Naturalisé à la Fauconnière, près Cherbourg.
‘Gnaphalium undulatum L. — R. Enceinte du port militaire ; abondant dans les carrières des Fourches à Équeurdreville; Flamanville.
— luteo-album L. — AC. Sables maritimes humides, surtout dans le Val-de-Saire ; bois de Bricquebec.
+— sylvaticum L.—R. Bois de Bricquebec.
Je n'ai pas encore trouvé cette plante dans les limites mêmes de notre arrondissement.
— uliginosum L. — C. Lieux inondés l'hiver, champs et bord des chemins.
Filago canescens Jord. (F. germanica L. part.).— AC. Lieux pierreux, champs et murs.
La forme naine des murs, très tomenteuse, ressemble au F. eriocephala Guss.
— montana L. (F. minima Fries; Gnaphalium montanum Wuds.). — R. Lieux pierreux : Montagne du Roule.
Logfia subulata Cass. (Filago gallica L.). —R. Lieux pierreux : carrières des Fourches, à Équeurdreville.
CYNAROCÉPHALES.
Silybum Marianum Gærtn. — R. Bord des chemins du littoralet sables maritimes : Hainneville, Urville, Gatteville, Vrasville, etc.
Malgré sa présence dans les sables maritimes, je doute beaucoup que cette plante soit indigène.
Onopordium Acanthium L. — RR. Bord d'un chemin
près le fort de Querqueville (localité maintenant détruite).
Cirsium lanceolatum Scop. — AC. Bord des chemins,
lieux pierreux (vulg. Chardon, Cardron, de même que tousles Cirsium et les Carduus).
palustre Scop.— CC. Lieux humides.
Varie à fleurs blanches, et à rameaux plus ou moins largement ailés.
anglicum Lobel. — AC. Prés et bois humides ; abondant au Sud de la vallée de la Glacerie, Le Mesnil, ete.
Varie à tige rameuse multiflore, et à feuilles inférieures entières ou incisées presque pinnatifides. — J'ai pu constater d’une manière très précise l'existence de stolons souterrains nombreux, souvent très longs, et donnant naissance à des rosettes de feuilles. M. Godron est, je crois, le premier auteur qui ait signalé ce caractère (FL. de Fr. II, p. 219 [1850)), confirmé récemment par M. Ch. Des Moulins (Catal. Dord. suppl. fin. p. 116 [1859), mais qui était resté inconnu du savant monographe des Cassiniacées. En effet, dans son Beitrag zur Kenntniss der Gattung Cirsium und deren Bastarde (Vierzehnter Jahresbericht der Pollichia, 1856), M. le Dr C.-H. Schultz range le C. anglicum dans le groupe de la section Onotrophe caractérisé par les mots « Stolones nulli », et ne cite sous la rubrique « Stolones subterranei repentes » que le seul C. heterophyllum AN.
acaule All. — AC. sur les pelouses rases des sables
maritimes.
Varie à tige assez longuement développée (var. caulescens auct.).
arvense Scop. (Serratula arvensis L.). — CC.
Bord des chemins , champs mal cultivés et talus
des fossés.
Varie à fleurs blanches.
Carduus tenuiflorus Curt. — AC. Sables maritimes !
nutans L.-— (:. Sables maritimes!
Centaurea nigrescens Willd., Godr. et Gren. — C.
Haies, pelouses et prés secs (vulg. Tétards). microptilon Godr.et Gren.— AC. Haies, côteaux, lieux secs.
nemoralis Jord. pug. p. 104 (C. nigra auct. non L.).— C. Haies, buissons et bois.
Les espèces de ce groupe exigent une nouvelle étude ; j'ai trouvé plusieurs formes dont je n'ai pu préciser la synonymie en présence des divergences d'opinion des auteurs.
Cyanus L. — AC. Moissons, surtout du lit-
toral (vulg. Bleuets).
Scabiosa L. — RR. Champ près de l’ancien télégraphe de la Fauconnière.
Cette plante, introduite accidentellement dans ce champ cultivé, s'y est propagée, mais je ne l'ai pas vue ailleurs.
Calcitrapa L. — R. Bord des chemins du littoral Sud-Ouest : Le Rozel.
solstitialis L..
R.Champs de Luzerne: Tourlaville,
Serratula tinctoria L. — RAR. Talus herbeux des falaises
maritimes de Gréville.
Carlina vulgaris L. — AC. Côteaux et pelouses arides,
principalement sur le littoral.
Lappa minor DC. (Arctium minus Schkuhr). — C. Bord
des chemins (vulg. Gloutonnier).
major Gærtn.(Arct. majus Schk.). — R. Décombres , cours des fermes dans le Val-de-Saire ; introduit ?
pubescens Babington. — AR. Bord des chemins.
Cette plante a été souvent prise pour le L. tomentosa Lam. (Arct. tomentosum Schk.). Je doute beaucoup que cette dernière espèce croisse en Normandie, et je ne l'ai encore reçue que du Nord de l'Allemagne.
GS PLANTES VASCULATRES
LIGULIFLORES.
“Cichorium Intybus L.— R. Décombres près des habitations ; échappé des jardins.
Lapsana communis L. — C. Lieux cultivés et décombres.
Hypochæris glabra L. — AC. Côteaux herbeux du littoral de la Hague.
— radicata L. — CC. Bord des chemins, prés.
Thrincia hirta DC. — C. Lieux arides, bord des chemins, sables maritimes.
Une forme très développée croît parmi les herbes sur les talus des falaises de Gréville. La forme abondante dans les sables maritimes est la var. arenaria DC.
Leontodon autumnalis L. — AC. Pelouses et bord des chemins.
Varie à tige naine uniflore (var. simplex Duby).
Picris hieracioides L. — R. Haies et lieux herbeux du littoral : Gréville.
Helminthia echioides Gærtn. — AC. Bord des chemins sablonneux et murs du liftoral.
Scorzonera humilis L. (Sc. plantaginea Bor.). — C. Prés et bruyères marécageuses.
Varie à tige rameuse (var. ramosa Brébiss.), à feuilles linéaires étroites (var. lincarifolia Brébiss.), et à tige presque nulle : La Boissaie, au Mesnil.
‘Tragopogon orientalis L. — RR. Fossés du port militaire : introduit.
On rencontre quelquefois le T. porrifolius L. (Salsifis, Cercifis) échappé des jardins potagers.
Taraxacum offcinale Wiggers (T. Dens-leonis Desf.). — CC. Lieux cultivés, prés, bord des chemins (vulg. Pissenlit).
— rubrinerve Jord. pug. p. 115. — AR. Murs, bord des chemins. )
— erythrospermum Andrz. (T.lœvigatumDC.) — AC. Lieux secs, côteaux, bord des chemins.
— palustre DC. — AC. Prés marécageux.
M. le Dr, Lebel a trouvé le T. udum Jord. près de Valognes.
Lactuca muralis Fresenius (Prenanthes muralis L.). — AC. Vieux murs et haies ; R. dans la Hague.
Le L. Scariola L. se trouve à Bricquebec.
Sonchus oleraceus L., Koch. — CC. Lieux cultivés (vulg. Laitron, ainsi que les espèces suivantes). — asper Vill. — C. Lieux cultivés.
— arvensis L. — C. Champs argileux et fossés. Crepis taraxacifolia Thuill. ( Barkhausia taraxacifolia DC.). — CC. Prairies, murs et bord des che-
mins.
*— biennis L. —R, Prairies : Tourlaville ; introduit ? — virens DC., Bor. — C. Prés et pelouses, bord des
champs et des chemins.
— pinnatifida Willd., Bor. (Cr. diffusa auct.). —AC. Mêmes stations que l'espèce précédente.
Hieracium Pilosella L. — C. Bord des chemins, pelouses, lieux arides.
— Pelleterianum Mérat. — AC. Mêmes stations que
l'espèce précédente.
— Auricula L. —AR. Bord des chemins et haies, surtout dans le Sud de l'arrondissement : Tourlaville, Le Mesnil, Tollevast, etc.
— sylvaticum Lam. (4. vulgatum Fries). — C. dans le Sud : vallée de la Glacerie, Le Mesnil, Saux-
70 PLANTES VASCULAIÏIRES
mesnil, Brix, etc.; manque aux environs mêmes de Cherbourg et dans la Hague.
— argillaceum Jord. Cat. Gren. 1849, p. 17. — R. Fossés argileux : Le Mesnil, Brix, etc.
— tridentatum Fries. — R. Haies: Octeville, Hardinvast, Le Theil.
— boreale Fries (H. sylvestre Tausch). — R. Haies et talus des fossés: Le Mesnil, Gréville.
— pseudo-sciadum Bor. F1. Centre, éd. 3°, p. 389.— R. Fossés argileux : Le Mesnil, Sauxmesnil.
— umbellatum L. — C. Haies, bois, rochers.
J'ai trouvé sur les rochers de la Hague des formes remarquables qui peut-être devraient être distinguées. D'autres formes paraissent se rapprocher beaucoup du H. æstivum Fries.
LOBÉLIACÉES.
Lobelia urens L. — R. Prés marécageux de la Boissaie, Le Mesnil ; Couville, Bricquebec.
CAMPANULACÉES.
Jasione montana L.— C. Haies, rochers, lieux arides. Une forme naine et très hérissée croît sur les falaises
de la Hague et dans les sables maritimes (var. maritima Brébiss., Lloyd; var. nana Gren. et Godr.).
Phyteuma spicatum L.— R. Ilaies et bois: Tourlaville, vallée de Quincampoix, Martinvast, Le Vast.
‘Campanula Rapunculus L.—R. Haies dans le voisinage des habitations : Urville, Le Theil, Tourlaville, etc.
Cette plante me paraît échappée des jardins et non réellement indigène.
W ahlenbergia hederacea Rchb. — C. Haies humides, lieux tourbeux, bord des ruisseaux ; abondant surtout dans le Sud, depuis la Montagne du Roule jusqu'à Sauxmesnil et Le Theil.
VACCINIÉES.
Vaccinium Myrtillus L. — C. Bois et haies (vulg. Mourets).
Très abondant dans le Sud de l'arrondissement, de la Montagne du Roule à Sauxmesnil, et de Hardinvast au Theil; manque presque complètement dans la Hague, ainsi qu'aux îles anglaises de la Manche.
ÉRICINÉES.
Calluna vulgaris Salisb. (Erica vulgaris L.).— C. Bruyères et côteaux arides, bord des chemins.
Varie à fleurs blanches.
Erica ciliaris L.— R.Tourbière au pied Nord de la Montagne du Roule.
— tetralix L. — AC. Bois et bruyères marécageuses : Tourlaville , Le Mesnil, S'°-Croix, ete.
Varie assez souvent à fleurs d'un blanc pur.
— cinerea L. — CC. Bruyères, rochers, haies et
bois.
M. le Dr. Lebel m'a donné le Monotropa Hypopithys L. recueilli à Yvetot près Valognes.
COROLLIFLORES.
LENTIBULARIÉES.
Pinguicula lusitanica L. — AR. Bruyères et prés tourbeux : pied Nord de la Montagne du Roule, vallée de la Glacerie, Le Mesnil, S'-Croix-Hague, etc.
Utricularia neglecta Lehm. — R. Fossés du littoral : Tourlaville, Nacqueville.
PRIMULACÉES.
Primula offcinalis Jacq. — RAR. Pré sec, près de la Pierre-Butée (D'. Lebel).
— grandiflora Lam. (P. acaulis Jacq.). — CC. Haies, bois et champs (vulg. Prumerolle, Pruniolle). Varie à fleurs blanches (Acqueville, Saint-Germain-le- Gaillard), violettes (Octeville, Couville,Urville), bronzéesen passant par toutes les nuances entre le rouge et le jaune (Urville); et à hampe très développée (de 10 à 15 centimètres), portant une ombelle de grandes fleurs (var. caulescens Koch); danscette dernière forme, la hampe ombellifère est quelquefois accompagnée de pédicelles radicaux uniflores (Octeville, Urville). Fleurs odorantes!—Le tome I des Miscellanea austriaca de Jacquin est de l’année 1778, de même que la 1*e édit. de la Flore française de Lamarck,
mais il me semble qu'on doit donner la préférence au nom de Lamarck.
Glaux maritima L. — AC. Sables maritimes humides et bord des mares du littoral.
Varie àtiges courtes étalées en rosette dans les endroits découverts ; à tiges longues et dressées, lorsque la plante croit parmi les herbes.
Lysimachia vulgaris L. — KR. Bord des ruisseaux : Octeville, Urville, Bricquebeec, etc.
— nemorum L.— C. Bord des ruisseaux, haies et bois humides.
Centunculus minimus L. — KR. Lieux inondés l'hiver, bord des chemins: Tourlaville, falaises de la Hague. Anagallis arvensis L.(A. phœænicea Lam.).—C.Lieux cultivés.
Varie à fleurs carnées (4. carnea Schrank).
— tenella L. — C. Prés tourbeux, landes et lieux humides des falaises.
Samolus Valerandi L. — AC. Bord des ruisseaux, lieux
Fraxinus excelsior L.
marécageux.
Cette plante atteint des dimensions considérables au pied des falaises de la Hague, comme le fait très bien remarquer M. de Brébisson (fl. norm.).
M. Delachapelle a indiqué le Hottonia palustris L. dans le bois de Barnavast (Le Theil et Montaigu), où je n'ai pu le retrouver ; j'ai vu cette plante à Yvetot près Va-
lognes.
OLÉACÉES.
AC. Haies (vulg. Fréne).
Ligustrum vulgare L. — CC. Haies (vulg. Troëne, Bois
Vinca minor |.
blanc).
APOCYNACÉES.
AC. Haies, et bois dans le Sud de l'arrondissement.
major L.— AC. Haies, souvent près des habitations (vulg. Pervenche).
On considère cette plante comme indigène seulement dans la région méditerranéenne, et introduite dans le Nord; mais à Cherbourg elle pourrait être indigène aussi bien que plusieurs autres espèces méditerranéennes qui remontent jusques là, certainement sans y avoir été apportées par l'homme.
GENTIANACÉES.
Erythræa Centaurium Pers. (Chironia Centaurium
DC.). — C. Côteaux, bord des haies (vulg. Petitecentaurée).
Varie à fleurs blanches : Sauxmesnil. — Une forme à fleurs réunies en corymbe compact (var. capitata Koch) croît sur les falaises de la Hague.
pulchella Hornem. (E. ramosissima Pers.; Chiro-
nia pulchella Swartz).—AC. Lieux inondés l'hiver, prés, landes et bord des chemins humides.
J'ai trouvé, dans un endroit herbeux des fossés de la redoute de Tourlaville (localité maintenant envahie par la mer), des échantillons très robustes et buissonneux, à rameaux excessivement nombreux, dressés, formant des touffes atteignant jusqu'à 25 centimètres de hauteur sur 23 centimètres de diamètre au sommet. Ces échantillons sont remarquables par leur système foliaire prodigieusement développé et qui donne ainsi à la plante un facies tout particulier. Ilexiste une fausse rosette de feuilles radicales : ces feuilles sont très grandes et larges (15 millim.!),obtuses ou pointues; les feuilles caulinaires sont plus petites, longues et aigües ; les fleurs latérales sont munies de bractées. Plusieurs de ces caractères rapprocheraient cette plante de l'E. latifolia Sm.; mais M. Ch. Des Moulins, à qui j'ai communiqué mes échantillons, croit devoir les rapporter à l'E. pulchella. On peut voir du reste d'après les consciencieuses et savantes recherches de l'habile monographe des Erythræa de la Gironde, que la
résence d'une rosette radicale peut avoir lieu dans toutes es espèces, et que l’on trouve des fleurs latérales accompagnées de bractées dans le véritable E. pulchella , ainsi que le démontrent des échantillons communiqués et recueillis par M. Des Moulins sur les bords de la Dordogne, à 170 kilomètres de la mer. La plante de Tourlaville présente cette autre particularité que la plupart des échantillons étaient en fleurs et quelques uns en bouton, le 10 novembre 1858.
tenuiflora Link et Hoffmansegg (E. latifolia & tenuiflora Griseb.; Des Moul. Erythr. p. 24). — RR. Prés maritimes à Saint-Vaast (D' Lebel).
diffusa Woods, Le Jolis in Ann. Sc. Nat. T. VII, tab. 13 (1847). — AC. Pelouses sèches et talus des fossés, souvent parmi les ajones, dans toute la Hague, de Gréville à Herqueville.
Cicendia filiformis Delarbre (Exacum filiforme Willd.;
Microcala filiformis Link). — AC. Lieux argileux inondés l'hiver, surtout dans le Sud de l’arr'.
Chlora perfoliata L. — RAR. Prés au pied Nord de la
Montagne du Roule.
Menyanthes trifoliata L. — AC. Prés marécageux et bord des étangs (vulg. Patte d'ote).
Les Gentiana Pneunomanthe L. et Limnanthemum peltatum Gmel. (Villarsia nymphoides Vent.), croissent dans l'arrondissement de Valognes.
CONVOLVULACÉES.
Convolvulus sepium L. — AC. Haies humides (vulg. Manchettes de la Vierge).
— Soldanella I.
tout le littoral.
AC. Sables maritimes purs, sur
— arvensis L. CC. Champs parmi les moissons, talus des fossés (vulg. Liot).
Varie à corolle d'un rose vif à l'extérieur.
Cuscuta epithymum Murray (C. minor DC.). — C.sur les ajories et les bruyères (vulg. Cheveux Saint- Jean).
BORRAGINÉES.
‘Borrago officinalis L.— AC. Lieux cultivés, décombres (vulg. Bourrache).
Symphytum officinale L. — AR. Prés humides (vulg. Consoude).
Varie à fleurs d’un blanc-jaunâtre ou violettes.
‘Anchusa sempervirens L. (Caryolopha sempervirens Fisch. et Trautv.).— R. Haies et bord des chemins près des habitations : au Cauchin et au Roule.
— arvensis Bieb. (Lycopsis arvensis L.).—C.Champs
sablonneux, surtout du littoral; sables maritimes.
‘Lithospermum officinale L. — RR. Haies des jardins de la campagne, où il est cultivé quelquefois sous le nom de The.
Echium vulgare L. — AC. Murs, lieux pierreux et bord
des champs du littoral, sables maritimes; RR. dans l'intérieur des terres.
Myosotis palustris With. — AR. Fossés et marais.
— repens Don, Rchb. — AC. Fossés et lieux tourbeux.
— strigulosa Reichenb. — C. Fossés et prés humides.
lingulata Lehmann (M. cæspitosa K. Schultz).
Prairies marécageuses, bord des ruisseaux.
intermedia Link (M. arvensis Roth). — CC. Lieux cultivés, haies.
Varie à tige plus robuste et à fleurs plusgrandes, ayant presque l'aspect du M. sylvatica, (var. umbrosa Proûr. fl. batav. p. 159), et à tige très grêle et feuilles petites (var. gracilis 1. c.).
hispida Schlecht. (W. collina Rchb.). — CC. Murs et côteaux secs.
Lebelii Godr. etGren. (M. adulterina Lebel, rech. p. 17). — R. Fermanville, Saint-Germain-des- Vaux (D'. Lebel).
versicolor Pers. — AC. Haies et côteaux arides.
Cynoglossum officinale L. — AR. Sables maritimes et
bord des chemins du littoral : Urville, Gréville, Biville, Le Rozel, etc.
SOLANACÉES.
Solanum nigrum L. — AR. Décombres, sables mari-
times.
Nous avons peut-être ici plusieurs espèces, mais je n'ai pas eu occasion de les reconnaître. M. de Brébisson (f. norm.). indique à Cherbourg le S, miniatum Bernhardi.
DES ENVIRONS DE CHERBOURG. 77 — Dulcamara L. — AC. Haies humides et bord des ruisseaux (vulg. Douce-amère).
Varie rarement à fleurs blanches; et aussi à feuilles et rameaux tomenteux-grisâtres (var. tomentosum Koch ; S. littorale Raab) : Urville.
Hyoscyamus niger L.— AR. Sables maritimes, çà etlà sur le littoral (vulg. Hanebanne).
VERBASCÉES.
Verbascum Thapsus L. (V. Schraderi Meyer). — AC. Haies, décombres, bord des chemins (vulg.
Molaine).
— nigrum L. — CC. Bord des haies, des chemins et
des champs.
J'ai trouvé, à Nacqueville et à Querqueville, la forme à panicule très rameuse (V, parisiense Thuill.).
— Blattaria L. — R. Talus des fossés et bord des
champs : Octeville.
M. Bertrand-Lachônée m'a indiqué les V. phlomoides L. et V. virgatum With., aux environs du Port militaire et du polygone de Querqueville ; je n'ai pas vu ces deux plantes, qui du reste pourraient bien provenir de l'ancien jardin botanique de la marine, de même que les Ecballium elaterium, Datura stramonium, Borrago laxiflora, etc., dont il a été trouvé quelques échantillons isolés dans la même localité.
SCROPHULARIACÉES.
Scrophularia Scorodonia L. — CC. Haies et bord des chemins, à Cherbourg même et dans la Hague ; R. dans le Val-de-Saire: Gatteville, etc. (vulg. Sent-à-ma).
— nodosa L. — AC. Haies et talus des fossés humides.
— Balbisü Hornem., Koch (S$.aguatica L. part.,
PLANTES VYASCULAIRES
Gren. et Godr., non Koch). — AC. Fossés, bord des ruisseaux.
M. Delachapelle a indiqué à Cherbourg le S. peregrina L., qui en tout cas serait assurément une plante introduite.
Antirrbinum OCruntium L. — AR. Moissons, champs
cultivés.
Le A. majus L. (vulg. Gueule de lion) croît sur les vieux murs des jardins.
Linaria Cymbalaria Miller. — KR. Vieux murs des jar-
dins : abondant à Équeurdreville, Bricquebec. spuria Mill. — RAR. Champs calcaires du littoral de Surtainville (M. Bertrand-Lachènée).
Elatine Mill. — AR. Talus des fossés et champs cultivés.
arenaria DC. — C. dans les sables maritimes du Vali-de-Saire, de Fermanville à Gatteville.
vulgaris Münch. — C. Haies, talus des fossés et champs cultivés.
Varie, dans les terrains labourés, à grandes fleurs plus pâles et même blanches. Cette dernière forme a été remarquée d’abord à Querqueville par M. Besnou.
J'ai trouvé, au bord d'une mare à Tocqueville, un jeune échantillon, non fleuri, que je n'ai pu rapporter à aucune autre plante qu'au Gratiola officinalis L.; mais n'ayant jamais vu cette espèce ailleurs dans notre pays, et mon échantillon unique s'étant trouvé égaré, je n'ose la comprendre dans ma liste.
Veronica spicata L. — AR. Sables maritimes de Biville
et Vauville.
Cette forme est très remarquable, hérissée-velue, à tige naine de 3 à 10 centimètres au plus (var. minor Brébisson); la forme typique ne croît pas à Cherbourg. Chamædrys L. — CC. Prés secs, bois et haies.
Varie, dans les lieux ombragés, à tige plus robuste, à
feuilles plus grandes, plus distinctement petiolulées (var. lamiifolia Walpers?).
— Beccabunga L. — C. Fossés, ruisseaux et prés marécageux.
Varie à tige plus épaisse, à fleurs roses et à bractées plus longues que les pédicelles (var. bracteata Brébiss.; V. limosa Lej.?).
— Anagallis L. — C. Bord des ruisseaux, lieux marécageux.
Varie à feuilles plus ou moins élargies ou étroites.
— scutellata L. — AR. Prés humides et bord des ruisseaux : Montagne du Roule, Flottemanville, Le Mesnil-au-Val, Sainte-Croix-Hague, etc.
— montana L. — AR. Haies humides et ombragées : Octeville, Nacqueville.
— officinalis L. — AC. Landes et côteaux pierreux.
Varie à feuilles très petites.
— serpyllifolia L. — C. Lieux cultivés.
Varie à feuilles grandes orbiculaires : Cherbourg. — arvensis L. — C. Champs et bord des chemins,
murs.
Varie à tiges allongées garnies de fleurs dans toute leur étendue (V. polyanthos Thuill.). — Une forme naine, à
tige presque simple, de 2 à 3 centimètres, croît dans les sables maritimes (V. nana Lam.).