‹ Plantes vasculaires des environs de CherbourgChapitre 18 sur 28 · LILIACÉES · texte numérisé non relu

LILIACÉES

Scilla autumnalis L. — AR. Sables maritimes et côteaux du littoral: Gatteville, Flamanville, Le Rozel, ete.

— verna Iuds. (Se. umbellata DC.). — Couville ? Cette plante a été recueillie, il y a plusieurs années, sur un côteau entre Couville et Virandeville, par M. Balmont fils, horticulteur, qui l'a rapportée dans son jardin où elle a subsisté longtemps et où je l'ai déterminée; mais je n'ai pu trouver la localité primitive. El y a peu d'apparence toutefois que cette plante provint d'un jardin. Le Ornithogalum umbellatum LU. (vulg. Dame d’onxe heures), se rencontre rarement dans les champs et les prés des environs de Cherbourg, où il a été assurément porté avec les fumiers de la ville.

Allium vineale L. — RR. Falaises de la Hague : Herqueville (MM. De Gerville et Delachapelle).

— ursinum L. — R. Bord des ruisseaux et haies ombragées : Le Roule, Octeville.

Endymion nutans Dumort. (Agraphis nutans Link.). — CC. Bois, haies, côteaux arides et rochers.

Varie à fleurs carnées ou d'un blanc pur : Octeville, Nacqueville,

SMILACÉES.

Polygonatum multiflorum All. (Convallaria multiflora L.). — AR. Bois du Mont-du-Roc, de Nacqueville.

M. Delachapelle a indiqué le Convallaria majalis L. (vulg. Muguet ), près de la Pierre-Butée; probablement échappé des jardins.

Asparagus offcinalis L. (+ maritimus Gren. et Godr.; A. prostratus Dumort.). — R. Sables maritimes humides : bords de la mare de Vauville.

Ruscus aculeatus L. — AR. Bord des haies et bois (vulg. Fragonier).

Le Paris quadrifolia L. se trouve près de Valognes, d'où M. le Dr. Lebel m'en a donné des échantillons.

DIOSCORÉES.

Tamus communis L. — (. Haies et buissons.

IRIDÉES.

Romulea Columnæ Seb. et Maur. (Trichonema Columnæ Rchb.; /xia Bulbocodium DC.). — C. sur les côteaux et falaises du littoral de la Hague, de Gréville au Rozel; lande de Tourlaville près de la chapelle St-Maur ; pelouses près du phare de Gat-

teville.

Iris pseudo-acorus L. — CC. Prés et bord des ruisseaux (vulg. Glajeux).

— fœtidissima L. — C. au bord des chemins et

dans les haies du littoral Sud-Ouest : falaises de Flamanville, Le Rozel ; bois de Nacqueville (vulg. Gliai).

‘— germanica L. — AC. sur les toits de la pointe du Val-de-Saire : Gatteville, Barfleur, Réville, Montfarville, etc.

AMARARYLLIDÉES.

* Galanthus nivalis. L. — RR. Prairie et ancien verger à Teurthéville-Hague.

Cette plante n’est assurément pas autochtone et a été sans aucun doute plantée autrefois dans cette localité.

Narcissus pseudo-narcissus L. — R. Bois de la Montagne du Roule ; pentes herbeuses des falaises de Gréville ; quelquefois à fleurs doubles : dans une haie, à Urville (vulg. Porions).

Tandis que dans le bois de la Montagne, comme par-

tout ailleurs en France à diverses altitudes, cette plante fleurit dès la fin de mars,— dans les falaises de Gréville

au contraire, elle est en pleine floraison vers la mi-mai, et cela dans un endroit entièrement découvert, exposé au soleil, au bord même de la mer, qui l'arrose souvent de son écume; ce retard se comprend diflicilement, car le voisinage immédiat de la mer, dont la température est plus chaude en hiver et au printemps que celle de la terre, devrait hâter plutôt que retarder une floraison vernale. La plante de Gréville est du reste identique à celle des bois, et sa présence dans cet endroit, où elle croît en compagnie des Orobus tuberosus, Genista tinctoria, Serratula tinctoria, autres plantes des bois et qui dans notre contrée ne se trouvent pas ailleurs que dans cette localité restreinte et anormale, peut s'expliquer par une tradition d'après laquelle ces falaises auraient été couvertes, il y a un millier d'années peut-être, par la forêt de Bannes, qui a laissé son nom aux rochers de Bannes

* situés à quelque distance en mer, etdont les restes, troncs d'arbres, glands et noisettes, sont enfouis sous les sables de la côte et souvent découverts par les marées.

Les Narcissus biflorus Curt., N. poeticus L., N. incomparabilis Mill., se rencontrent quelquefois dans les environs de Cherbourg, où leurs bulbes ont été évidemment portés avec les fumiers de la ville.

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