‹ Plantes vasculaires des environs de CherbourgChapitre 7 sur 28 · PAPILIONACÉES · texte numérisé non relu

PAPILIONACÉES

Ulex europæus L. — CC. Haies, landes et bois (vulg. Landes, piquets, boisjan).

— Gallii Planchon. — CC. Haies, landes, falaises maritimes.

— nanus Sm. — C. Landes arides.

On rencontre dans notre contrée de nombreuses formes intermédiaires entre les types des trois plantes précédentes; voir à ce sujet mes Observations sur les Ulex des environs de Cherbourg (Mém. Soc. Sc. natur. Cherb. T. 1, 1853).

Sarothamnus vulgaris Wimm. (Genista scoparia Lam.).. — C. Côteaux, haies et bois (vulg. Genét).

Genista tinctoria L.? — R. Falaises de Gréville !

Assez abondant dans cette localité, sur les versures herbeuses exposées à l’'écume de la mer ; c'est une forme à fleurs grandes, à feuilles larges, ovales-elliptiques, luisantes, ciliées, la plupart obtuses, à rameaux poilus, croissant en touffes basses, diffuses, à tiges stériles souvent couchées et presque rampantes, et concordant assez

bien avec la description du G. Delarbrei Lecoq et Lamotte; vu sinon, avec celles du G. pubescens Lang et du G. marginata Besser, du moins quant à certains caractères. Le Genista anglica L. se trouve aux environs de Valognes.

Ononis repens L. (O. procurrens Wallr.). — CC. dans les sables maritimes et sur les pelouses rases du littoral (vulg. Réglisse).

La forme robuste ascendante, à grandes fleurs (0. ar-

vensis Lam.) se trouve dans les baies : Urville, Nacqueville, les Pieux, etc.

Anthyllis Vulneraria L. — R.Sables maritimes et falai-

ses de la Hague.

J'ai trouvé la forme ordinaire dans les sables maritimes de Biville. Une forme très robuste, à tiges dressées, rameuses et velues (var. sericea Brébiss., var. maritima Koch), croit sur les pentes des falaises de Jobourg, au Culeron.

Medicago lupulina L.— CC. Prés secs et bord des chemins.

Une forme naine, couchée et couverte d'une pubescence grise, croit sur les sables et pelouses maritimes.

‘— sativa L.— C. (vulg. Luzerne); naturalisée au bord des chemins et dans les champs où elle est cultivée.

— apiculata Willd. (M. polycarpa Gren. et Godr.). — AC. Pelouses maritimes : Querqueville, Tourlaville, Gatteville, etc.

Hors des sables maritimes, cette plante est très rare et paraît introduite avec les graines de fourrage ; elle est alors dressée, de haute taille, à pédoncules très courts portant 6 à 8 fruits à épines courtes. La forme ordinaire (indigène) des pelouses sablonneuses du littoral, est couchée, à pédoncules courts, portant 4 à 3 fruits à épines subulées, crochues au sommet, presque aussi longues que la moitié du diamètre de la gousse; cette forme a été prise pour le M. denticulata Willd., mais nos échantillons normands me paraissent différer du véritable M. den. ticulata que j'ai reçu du Midi de la France et de l'Algérie, et qui à les épines du fruit encore plus qques et plus grêles et les pédoncules très longs dépassant le plus souvent les feuilles.

— maculata Willd.— CC. Prairies, bord des chemins.

+— minima Lam. — R. Littoral de Saint-Vaast et de Réville; abondant au Pont de Saire.

Trigonella ornithopodioides DC. — C. sur les murs et

les pelouses rases de tout le littoral.

Dans les stations arides, cette plante forme une rosette appliquée sur le sol, qui ne dépasse guère 3 à 5 centimètres de diamètre ; dans les lieux herbeux et humides, les tiges sont redressées à l'extrémité et atteignent jusqu'à 25 ou 30 centimètres de longueur.

’Melilotus arvensis Wallr. (M. ofjicinalis Koch). —RR. Dans un champ cultivé à Herqueville, et dans la plaine du port militaire (M. Bertrand-Lachènée).

— alba Lam. (W. leucantha Koch). — RR. Dans un champ à Herqueville, et dans la Mielle de Cherbourg (M. Bertrand-Lachènée).

Ces deux espèces ont été évidemment introduites par des graines étrangères et ne peuvent être considérées comme indigènes dans notre contrée.

Trifolium angustifolium L. — RR. Lande des Pieux

(D'. Lebel).

On rencontre quelquefois le Tr. incarnatum L. dans les champs, où il est rarement cultivé.

— pratense L. — CC. Prés, bord des chemins.

Cultivé fréquemment sous le nom de Trémaine.

— maritimum Huds. — R. Falaises de Herqueville, glacis extérieurs du port militaire.

Commun dans l’intérieur, dans les marais de l'arrondissement de Valognes.

— arvense auct. — AR. Falaises maritimes de la Hague, de Gréville à Flamanville.

Je dois provisoirement citer cette espèce sous le nom vague de Tr. arvense. Ce n'est pas le véritable Tr. littorale Jord. (Tr. arvense Var. perpusillum Lloyd); elle se rapproche plutôt du Tr. agrestinum Jord.

DES ENVIRONS DE CHERBOURG. h1

Bocconii Savi. — R. Falaises de la Hague! (D°. Lebel).

striatum L. — C. Pelouses , prairies, bord des

haies et sables maritimes.

Cette plante, très polymorphe, présente dans les sables maritimes une forme naine et couchée très remarquable.

scabrum L. — AR. Pelouses sèches , surtout du littoral.

subterraneum L. — AC. Pelouses rases, bord des chemins.

fragiferum L.— AC. Lieux herbeux et humides du littoral.

Une forme à feuilles très étroites croit dans les sables maritimes mouillés.

glomeratum L. — C. Côteaux herbeux, murs, bord des chemins.

suffocatum L. —— AC. Pelouses rases du littoral : Querqueville, Tourlaville, Gatteville, etc.

Cette plante croît presque toujours en compagnie du Trigonella ornithopodioides, comme l'a très bien fait remarquer M. Lloyd (FI. Ouest, p. 118).

repens L.

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