PLAT., Rep., II
6. Id., Ibid., V, 473° et sqq.; VI, 48%°-487° et aussi le reste de ce livre; ὙΠ], 543"; — Politic., 259°-261° ; — Tim., 185.
commune ou d'opinion suffit aux guerriers; les laboureurs et les artisans sont une quantité négligeable : 1ln y ἃ pas à s'en occuper.
Cependant, ces sortes de castes ne sont pas entièrement closes ; de l’une à l’autre il peut y avoir passage. Il surgit parfois des êtres dégénérés dans « la race d’or », et des natures supérieures dans « la race d'argent » ou « celle de fer ». Il convient alors de mettre le semblable en compagnie de son semblable : ainsi Le veulent la justice et l’intérêt de la République 1.
Dansles Louis, la question des classes se présente sous un jour tout autre, et parce que le système politique préconisé en cet ouvrage est aussi très différent. La première n'existe plus *; la troisième ἃ disparu aussi, puisque l’agriculture et les arts sont confiés soit à des esclaves soit à des étrangers ἡ. Il ne reste qu’un ensemble de citoyens dont l’éducation est en substance celle des guerriers de la République *.
Au-dessous des classes, et de quelque manière qu’on les entende, vient la catégorie des esclaves. Or Platon ne songe pas, comme Aristote, à construire une thèse pour légitimer leur existence ©. Sa manière de voir a quelque chose de plus compréhensifet de plus humain. A ses yeux, l'esclavage est une nécessité regrettable 5. Il faut se garder d’ailleurs de mépriser outre mesure ceux qui subissent ce genre de vie. S'ils ont une allure vile et des sentiments grossiers,