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CHAPITRE ΠῚ LES IDÉES

Démonstration de l'existence des « idées » : preuves indirectes, tirées de la multiplicité, de la mobilité et de l’imperfection des choses sensibles; preuve directe, tirée du contenu de notre pensée elle-même...

I. — Caractères des « idées » : ce sont des espèces et des genres, qui ont la vie, qui existent en eux-mêmes et par eux-mêmes. — Les « idées », pour Platon, n’ont pas toujours été des nombres. — En quel sens le sont-elle

II. — De quoi y a-t-il des « idées »7 — Variations de Platon sur ce sujet : il tend, et probablement sous l'influence d’Aristote, à restreindre leur zone d’extension

III. — On ne peut s’en tenir à une sorte d’atomisme intellectuel; il faut arriver à l’unité. — Ascension de l’âme vers l’être. — Rôle de l’idée du Bien : elle est la forme de l'être. — L’intellectualisme d’Aristote et le moralisme de Platon

IV. — Rapports des « idées » à la pensée. — Elle est seule capable de les saisir. — Mais elles n’ont jamais été de simples concepts : c’est ce qui résulte des dialogues dialectiques eux-mêmes; linterprétation conceptualiste des « idées », même réduite à la dernière période de Platon, est le roman du Platonisme. — Les « idées » sont adéquatement intelligibles. — Elles sont aussi « la mesure » de toute connaissance empirique. ...

7. — Rapports des « idées » à la nature. — Elles sont « séparées ». — Et pourtant il y ἃ participation de celle-ci à celles-là : les choses sensibles ressemblentaux « idées », bien que de loin; elles y trouvent en outre leur cause finale et la première de leur cause efficiente. — A cet égard, Platon et Aristote se touchent par plus d’un endroit

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