VI PRÉFACE
ἌΣ VE ST” sommes de son milieu intellectuel et social. Mais, à Pheure
actuelle, il paraît possible d'exposer avec une plus grande
précision quelques-uns des points fondamentaux de son œuvre, tels que la suite des dialogues, la théorie des idées. la notion de l’âme et celle de Dieu; et, ces cimes une fois éclairées, la lumière se fait plus abondante οἱ
tend à se propager sur tout le reste.
Nous n’écrivons pas un chapitre à part sur la vie de Platon!, ni même sur l’authenticité des dialogues *. On possède sur ces deux points un certain nombre de données assez précises; et nous fournirons, à mesure que l’occasion s’en présentera, les discussions qui sembleront nécessaires.
Bien qu’éclairée du dehors par les principales études qu’on ἃ faites sur Platon, notre méthode ne laisse pas d’être interne. C’est de la lecture intégrale et patiemment comparée des textes eux-mêmes que se dégage notre interprétation, Nécessaire pour toute espèce d'auteur, ce procédé s’impose à un titre spécial, quand il s’agit du fondateur de la vieille Académie. L’unique moyen de le suivre à travers les arabesques infinies que décrit sa
pensée, c’est de commencer par se rendre compte de son
I. V. STEINHART (KaARL), Plalon’s Leben, Leipzig, 1873; Cu. Huir, La vie et l'œuvre de Platon. Ϊ, 1-3 x >aris. 93: Ep. LELLER, Die Phil. der G' 16chen, 3235 Theil, erste theil., 389-436, Lepzig, 1889; TuHEop. GOMPERZ, Griechische Denker, #' Ban ‘ 203-223. Leipzig, 1903.