‹ Platon [microform]Chapitre 85 sur 287 · RARE · texte numérisé non relu

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ils ne rendent pas la nature intelligible, vu que son essence est de ne pas l'être. Mais ils nous révèlent un vaste système d'approximations, qui, sans acquérir la dignité d'une science, ne laissent pas de nous initier à la beauté de l'univers !, et deviennent ainsi la source d'’utiles et nobles joies ?.

I ya, comme l’a dit Empédocle, quatre corps primitifs : la terre, l’eau, l’air et le feu?.

Mais ces quatre corps ne sont pas irréductibles les uns aux autres, ainsi que le voulait le philosophe d'Agrigente. « L'eau, à ce qu'il semble, devient, en se congelant, des

pierres et de la terre; la terre dissoute et décomposée

s'évapore en air; l’air enflammé devient du feu. A son tour, le feu comprimé et éteint redevient de l'air; l’air condensé et épaissi se change en nuages et en brouillard ; les nuages, par un accroissement de condensation, s'écoulent en eau; l’eau se transforme derechef en terre et en pierres. Tout cela forme un cercle dont les parties paraissent s’engendrer les unes les autres. »

Il faut donc qu'il existe un principe unique d’où sortent et où retournent toutes les formes que revêt la nature; il faut que tous les phénomènes physiques aient un seul et même « réceptacle », un seul et même sujet 5.

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