‹ Pleureuses; poésiesChapitre 14 sur 67 · APOTHEOSE · texte numérisé non relu

APOTHEOSE

Ombre, musique.

Mes yeux, lassés du jour qui ment, 0 ma sainte, seule ea novembre, Vous cherchent adorablement Dans la prière de la chambre...

Je m'arrête au seuil sans couleur Le grand déluge vous abîme, El dans quelque coin de douleur, Vous écoutez, travail sublime.

Grise dans le soir en suspens, Et profonde des jours sans nombre.

Votre front s'incline et s'épand, Dans un cantique de pénombre.

Peu[à peu mes regards du jour S'habituent à votre tendresse...

Je comprends l'indistinct amour, Elje mystère de caresse.

Sur la tempe un doigt s'attendrit, Comme un saint et souffrant office La joue un peu creuse sourit D'un sourire de sacrifice...

Votre cou noyé, frêle à voir, Vous soutient de douce épouvante Perdue en musique du soir, Infinie, à peine vivante...

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