‹ Plume et pinceau: e?tudes de litte?rature & d'artChapitre 36 sur 40 · Ln Liberté, joui'iiul iliiuocralique dr rilirault · texte numérisé non relu

Ln Liberté, joui'iiul iliiuocralique dr rilirault

de celle de 1848. Cette nature d'effusion, tout en dehors, fut toujours sur la brèche et à Tavantgarde.

Au mois de juin 1851, eut lieu un duel \ qui a malheureusement laissé des traces sanglantes et un souvenir cruellement ineffaçable, non-seulement dans notre ville , mais dans tous les départements d'alentour, qui prouvèrent bien alors par leur émotion combien ils prenaient part à la perte irréparable que venait de faire le parti démocratique. Cet événement doublement sinistre *, qui couvrait de deuil la cité tout entière dans les deux camps (républicain et légitimiste), avait été, à sa grande douleur, pour le docteur Rosière, une occasion décisive et caractéristique où Ton put voir se déployer en lui, et dans tout leur jour, les qualités professionnelles, le talent, le zèle et l'abnégation du médecin. Nul n'a oublié combien il se fit d'honneur, par la mission qu'il s'était imposée à lui-même , dans sa sollicitude comme médecin et comme ami, en sauvant la vie à Tune des deux nobles victimes, sur le lieu même du combat.

Arrêté pendant le mois de décembre 1851, au lendemain du coup d'État , un matin ou plutôt

\. Le duel dans lequel fut tué Aristi le Ollivier, alors rédacteur m chef du Suffrage universel à Montpellier cl frère do M. Éniiie Ollivier.

2. L'adversaire d'Aristide Ollivier, M. Fernand de Ginestous, avait 6 lui-même fort j^rièvement blessé.

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