SCENE VIII
Lis Mêmes, THÉRÈSE, elle a fait un pru de toilette.
THÉRÈSE. Ma tante , me voici prête à sortir... vous tn’avca dit que vous aviez une commission à me faire faire.
M m * GUÉRIN. Oui , mon enfant, viens ça.
MicnF.u, à part. Mes quarante sous lui brûlent déjà la poche
M™' GUÉRIN, bas à Thérèse. Dis-moi...
Michel est toujours là?
(Michel fait signe à Tbe'rèse de tromper sa mère.)
THÉRÈSE. Oui , ma tante , mais il ne peut vous entendre.
(Michel se rapproche à’elle .ver précaution ! M”' GUÉRIN , toujours bas à Thérèse.
En ce cas, tiens, ma fille, prends ces deux francs-là, et va chercher tout de suite les numéros que ton parrain m’a donnés...
tu sais, sur Strasbourg, pas sur Hordraux...
tu te rappelles bien? 02, 84 et 8ü. — Titus...
(Michel avance ta main el récrit en souriant l’argent qu’il remet à Thérèse.)
THÉRÈSE. Oui , ma tante.
M"' GUERIN. J’ai bonne idée de cette mise-là... et de la dernière aussi, sur Lyon, dont c’est aujourd’hui le tirage.
LC MAGASIN TlIKAtBAL.
mener. , à pari. Pauvre mère!., à son âge... se bercer comme ça !
M GUÉRIN, de même à Thérèse. Surtout que Michel ne se doute de rien... il ne pourrait pas me comprendre.
MICHEL, de même en s’éloignant. Je comprends que c'est quarante sous de flambés!
M— GUÉRIN, de même. Va, Thérèse.
( liant.) Moi , je rentre dans ma chambre.
(Appelant.') Michel? Michel?..
Michel. Hein?., quoi? maman?., j’étais là, occupé... que désirez-vous ?
*"* GUÉRIN. Viens, mon ami, et conduis- mor à ma chambre.
Air : Quand on est fille. (Le CîicTil Je brome.)
Jusqu'à ma porte,
Mon enfaot, guide mes pu •
Je ne suis forte
Qu’en m’appuyant sur ton bras.
MICHEL
Venei, reposez-vous sur lui;
Allet , c Vît un bon appui ;
Il est assez fort pour deu * ,
C'est nerveus I
M ra * GUÉRIN.
Toi , Thérèse , ne tarde pas ,
Et va vite , de ce pas ,
Faire mes petits achats.
THÉRÈSE
Oui , tante , ne craignez rien ,
Je m’en acquitterai bien.
(Bas.)
J’vais chercher vos numéroi.
MICHEL, à part.
Et ça rapportera gros ,
Ça rapportera gros.