ROUSSILLON , THÉRÈSE , M— GUÉRIN
M” 1 ' GUÉRIN. Voyons, père Roussillon, quoi de nouveau?
noussiLLON. Je venais vous faire part d’uue combinaison admirable.
THÉRÈSE. Asseyez-vous , mon parrain.
Roussillon. Non, merci, je ne peux pas tenir en place.
te** GUÉRIN. Contcz-moi donc ça.
ROUSSILLON. J’ai trois numéros , que j’ai surnommés les trois grands vainqueurs, trois numéros infaillibles... donnant des chances certaines pour le tirage de Strasbourg... vous allez voir. Je commence par mettre mes trois puméros ; ils sortcut, ça me fait donc déjà un terne assuré... A présent, je cherche un quatrième numéro pour me compléter un beau quaterne , avec lequel je gagne quatre cent mille francs... suivez bien mon raisonnement.
Je partage mes quatre cent mille fiancs pour quatre autres combinaisons que je poursuis avec ardeur et avec certitude ; car , si par hasard je me trompe pour l’une île ces combinaisons, je triomphe pour les trois autres. Mon capital alors devient immense , je poursuis , je poursuis , et je ne m’arrête qu’après avoir entièrement ruiné la loterie.
THÉRi se , ii pari. Ce pauvre parrain I il est fou... Il ne lui restait plus que sa tête à perdre.
M"' GUÉntN , avec joie. Et vous allex donc me donner les trois numéros , vos trois grauds vainqueurs ? .