SUR LA COTE GROENLANDAISE
hauteur du promontoire taillé à pic qui termine vers le nord l’île Ellison. Clark et Pooblah, un de ses hommes, n’y arrivent que trois heures après les autres. Ils peuvent à peine se traîner. En repartant le lendemain, Je leur fais prendre les devants aussitôt qu’ils ont déjeuné. C’est le seul moyen.
Le temps est beau, il ne fait pas de vent. Nous nous dirigeons vers l’extrémité méridionale de l’île Britannia. En arrivant à la pointe qui n’est pas élevée, jenvoie Panikpah voir s’il ne trouverait pas quelque lèvre sur la côte. Bientôt après avoir contourné le promontoire et avoir pris la direction du cap May, nous entendons un coup de feu.
Nous marchons aussi longtemps que possible, tous traînant la jambe. Clark et Pooblah sont de nouveau si loin derrière nous qu’on ne les voit plus. La couche de neige a peut-être trois pieds de profondeur. Sans raquettes elle serait impraticable; elle n’offrirait par contre aucune difficulté à des hommes dans un état normal et munis de ces engins. Épuisés comme nous le sommes, elle nous fatigue beaucoup.
Nous campons sur la glace au point d’intersection de la direction que nous suivons et d’une ligne joignant le goulet Victoria à l’île Beaumont. Un peu avant de faire halte, j'entends un deuxième coup de feu du côté où doit se trouver Panikpah.
Nous avions abattu un chien pour notre souper et nous étions en train de le dépecer lorsque Ootah, qui depuis un moment explorait la côte à l’aide de la
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