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Le 2 novembre, nous arrivions au port de Battle. Le

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lendemain, on embarqua quarante tonnes de charbon.

Pendant que se faisait cette opération, un vent du sud-

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est s’éleva, accompagné de pluie. Jusqu’au 12, le vent souffla du sud-est, de l’est et du nord-est. Nous eûmes de la pluie, de la neige, des brouillards et une mer houleuse.

Le 12 le temps s’éclaircit, mais les vagues qui pénétraitent dans l’entrée étroite et tortueuse du port étaient si fortes qu’il n’eût pas été prudent de s’aventurer au dehors. Le 13, nouveau grain du sud-est, chassant devant lui une neige épaisse. Cependant, comme la mer s’apaisa pendant quelques heures, j’en profitai pour gagner le port des Assises où l’on est bien à l'abri. Tout le temps qu’on avait passé dans le port de Battle nous avait mis sans cesse sur le qui-vive. Il fallait des efforts continuels pour empêcher que le navire ne fût poussé à la côte par les remous violents

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qui font de ce port le plus mauvais de toute la côte du Labrador, aussitôt que la mer est un peu forte.

À partir du port de Battle, le voyage ne fut qu’une suite ininterrompue de vents contraires, de gros temps et de retards interminables.

Le 23 novembre, à l’aube, le Roosevelt mouillait dans le port de Sydney, quatre mois et demi après avoir quitté le cap Sheridan. Le retour avait certainement été la partie la plus fatigante et la plus contrariée de toute l'expédition. La seule consolation était de pouvoir se dire que chacun de nous revenait dans un état de santé aussi bon, sinon meilleur, qu’il n’était parti, et que le navire n’avait subi que des avaries secondaires.

En quittant le port de Sydney, le Roosevelt profita de chaque occasion propice pour suivre la côte vers le midi. Il arriva dans le port de New-York la veille de Noël.

Les relations entre les membres de l’expédition avaient été des meilleures. Personnellement, je n’ai Jamais passé dans les régions arctiques une année où j'aie éprouvé moins de ces petites contrariétés ou de ces mésintelligences qui sont habituellement un des côtés les plus désagréables d’un voyage polaire.

Tout l'équipage, depuis le capitaine jusqu’au dernier matelot, avait fait son devoir avec autant d’intelligence que de dévouement et le ÆRoosevelt avait accompli tout ce qu’on attendait de lui.

On peut résumer comme suit les résultats principaux obtenus par l’expédition :

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