TORIENS DE LA GUERRE
“ de cette préoccupation. Non pas que le vrai y soit absent, mais il est si habilement disposé qu à première vue on ne parvient point à le découvrir. J'ai cité tout au long dans G. Q. G. Secteur 1, ! un texte officiel par quoi se trouve
. démontré que Verdun n'avait pas été une surprise pour
le commandement et que toutes les dispositions pour
parer à l'attaque avaient été réglées en temps voulu. Dans
L'offensive du \6 avril, ? j'ai donné le rapport du général Nivelle au gouvernement, où cette désastreuse opération
est glorifiée comme un éclatant succès. Î[l suffit de lire les mémoires de Ludendorff et ceux d'Hindenburg pour
Se rendre compte qu il en-est de même chez nos anciens
ennemis. L'esprit militaire n'envisage point les choses
sous le jour de l'historien. Les documents qu'un État-
Major rédige sont destinés à le couvrir et non à faire
jailir la vérité. Par la vertu de ces documents, il arrive
presque toujours que dans une affaire malheureuse chefs
et subordonnés ont droit à des félicitations. Chercher
| savoir ce que valaient les ordres et s'ils ont été donnés en temps et lieu, ce sont détails dans lesquels |” État-Major
‘entre point. Je ne crains nullement de dire qu'on ne
peut accepter les pièces d'État-Major sans une critique
des plus serrées. De leur simple lecture découle invariablement l'impression que tout est pour le mieux dans la meilleure des guerres possibles. Dans la longue suite des communiqués il n’en est pas un seul qui ne conclut
AT volumes, chez Crès. | 2. L'offensive du 16 Avril ; la Vérité sur l'affaire Nivelle. | vol.
\la Renaissance du Livre