‹ PoëmesChapitre 80 sur 136 · V. 51. [Sa paupière d'ébène, orgueil de son regard · texte numérisé non relu

V. 51. [Sa paupière d'ébène, orgueil de son regard

Ne sait plus dérober le feu d'un œil hagard.]

Tout parle de sa faute, et son âme en ce lieu

S'étonna d'elle-même et douta de son Dieu.

Une terne blancheur, comme un voile épaissie ,

Entoura tristement sa prunelle obscurcie. V. 66. Se fixe, elle [est changée en] pâlit sous un sel immobile... V. 69. Tel est le front glacé de l'infidèle Juive ,

Quel [vœu] remords fait trembler sa lèvre convulsive ,

Cette lèvre où naguère a frémi le plaisir?

Si le destin alors eût comblé son désir,

[Que n'a-t-elle arrêté] Sombre il eût retenu cette nuit sa complice.

Un rayon de soleil est son premier supplice...

(Autre leçon.) Tel est le front glacé de la Juive infidèle, De la faiblesse humame infortuné modèle. Où lèves-tu ces yeux qu'inondait le plaisir? La crainte en traits brûlants y grave ton désir. Tu voudrais retenir cette nuit ta complice. Et la première aurore est ton premier supplice.

( Enfin.) Tel est le front glacé de la Juive infidèle.

Mais quel est cet enfant [qui se joue au] [qui rit et court] [près d'elle].

[Il voit des pleurs, il pleure]

[Quel est ce jeune enfant qui d'un pas] d'un geste incertain

[Le jour l'a fait venir et d'un œil]

[Vient en riant chercher] Demande comme hier le baiser du matin?

[Elle veut l'embrasser, mais comment le tenter?]

[Un baiser la rassure] elle veut l'essayer

Qu'un baiser serait doux!

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