‹ Poèmes anciens et romanesques, 1887-1889Chapitre 10 sur 10 · EPILOGUE · texte numérisé non relu

EPILOGUE

Au vieux livre à fermoirs de griffes et d'émaux Studieux d'être maître en V ordre des magies J'ai dédie' mon Ame et toutes énergies A savoir la vertu diverse des joyaux.

Lcmeraude aide les enfantements jumeaux.

Le rubis qui rend chaste éloigne des orgies^ Améthyste, sagesse, œil des bonnes vigies, Et le diamant vainc le poison et les mots !

rai tué le lapidaire, un soir quil taillait A l'établi la cymophane et le jayet.

Antidote préservateur du sortilège,

Et j'ai volé pour vous ces pierres, o Jolie ! Et fai mis à mon doigt sachant son privilège La chrysolithe qui guérit de la folie.

l5o POÈMES ANCIENS ET ROMANESQUES

Après avoir vaincu les lèvres, sans souci

Du rebelle sourire oh le baiser s'élude^

Ni le geste brutal qui, toute, Une dénude

Hors ses cheveux plus longs qui la vêtent aussi !

Pour avoir frustre la Chimère de ceci : Ses gemmes que la grotte éblouissante exsude, Larmes mortes que pleure et germe le roc rude Notre vie est prestigieuse et nous voici:

Hôtes muets des Terrasses de survivance, Maîtres du vain trésor pour qui Vâme dépense Ses midis d'aventure et ses soirs orgueilleux,

— O mémoire mêlée à quelques pierres pâles ! — A regarder comme un visage et d^anciens yeux Bleuir la lune vide et les tristes opales.

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