IL A ÉTÉ TIRÉ DB CET OUVRAGR
Douze exemplaires sur papier de Hollande^ numérotés de i à 12.
JUSTIFICATION DU TIIIÀGE
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BALLADE PREMONITOIRE
Habitavi cam habiiantibas Cedar...
comparait sunt jumentis insipienilbus et similes facti sunt illis,
PsALM. passim.
Mes Quatorzains et vous, Ballade si
Hautainement g-oguenarde et frisquette,
Benoît lecteur vous ait en grand merci!
Panurge daube et Sannio craqueté,
Et ce divin Mondor, pendant la quête,
Objurgue Tabarin spurciloquent.
Et c'est pourquoi je me rigole quand
— Une rougeur pudique sur leurs trognes -
Vous effarez le Mufle ivre de cant :
Ce que j'écris n'est pas pour ces charognes.
POÈMES AniSTOPHANESQUES
Est-il bourdeaux, Oualrevcnts ou Farcj,
Dont Cassagnac n'emporte la conquête?
Le fin lamper du Mag-e (i) a réussi
Tant qu'à Lesbos, pour très cher, il béquète.
Mais l'alkermès, l'ambre ni la roquette
Au jeu d'amour ne l'ont rendu fréquent.
Paul Bonne tain, astucieux bacchant
Dont le poig'net suscita maints ivrognes,
Passe en renom la chose Barracand .
Ce que j'écris n'est pas pour ces charognes.
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Gaîlef retiers et veillaques aussi, Journalcux chez qui Prud'homme banqueté, Maquerels francs de tout noble souci, Bélîtres, candidats à la Roquette, Larbins, truands sans guiches ni casquette, L'oljbrius, le fol et le croquant, Se>erin Faust, si Belge ! prédicant Soi verbe doux comme pestes et rognes, Ah ': loin d'iceux contrevaller son camp! Ce que j'écris n'est pas pour ces charognes.
ENVOI
Prince, immergez l'odieux fabricant
E)e méchants vers au plus noir des eaugrognes,
Et, retranché parmi vos Quiquengrognes,
Exterminez l'ignare et le pacant :
Ce que j'écris n'est pas pour ces charognes.
(i) Il s'agit de monsieur Joséphin Pcladau, renommé dans la littérature pour l'odeur forte de ses pieds.
AU PAYS DU MUFLE
QUATORZAINS D'ÉTÉ
A Marcel Schwob.
Si lu veux, prenons un fiacre Vert comme un chant de hautbois.
Nous ferons le simulacre Des gens urf qui vont au Bois.
Les taillis sont pleins de sources Fraîches sous les parasols ; Viens ! nous risquerons aux courses Quelques pièces de cent sols.
Allons-nous-en ! L'ombre est douce, Le ciel est bleu ; sur la mousse Polyte mâche du veau.
Il convient que tu t'attifes Pour humer, près des fortiffes, Les encens du renouveau.
12 POEMES AniSTOPIIANESnUES