‹ Poèmes aristophanesquesChapitre 12 sur 62 · QUINZE CENTIMES · texte numérisé non relu

QUINZE CENTIMES

L'œil vairon et le nez de pustules fleuri, Sous l'effrayant amas de son bonnet à coques, La buraliste, au seuil de l'odorant abri, Exhale sa douleur en mornes soliloques :

— Injuste sort ! Devant cet Odéon banal, Me faudra-t-il, sans cesse, aux heures taciturpes, Offrir aux vieux messieurs des cuijés de journal, 0 Casimir! tandis que sonnent tes cothurnes!

Moi qui connus Ponsard et feu Scribe, ô reg-rets! Dois-je rincer l'amphore où le client s'épanche? Malpropres les bourgeois autant que des g-orets!

Et cuire ma pot-bouille au fond des lieux secrets Sans connaître jamais l'espoir d'un beau dimanche? (( Dieux ! que ne suis-je assise à l'ombre des forêts ! »

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