‹ Poèmes aristophanesquesChapitre 35 sur 62 · POUR EXALTER LES DOYENNES DU PERSIL · texte numérisé non relu

POUR EXALTER LES DOYENNES DU PERSIL

« Viennent les marguilliers pervers, « Les bedeaux porteurs de cautères, « Les ^ros messieurs chargés d'hivers « Je couronnerai d'n^nnthr>rr>«;, « De lilas et de myrthes verts « Toute la Chambre des Notaires l »

lueurs mamelles où nos bisaïeux se sont plus

ballottent, à présent, de manière fantasque.

jC henné rouge sur leurs crânes vermoulus,

.eurs crânes pareils à des ris de veau boullus,

mprime tels mag-mas qu'on ne rincera plus.

rsurs museaux d'ichneumon, de pieuvre, de tarasque

Vaillent : ainsi le trou punais de l'Achéron.

/"oici les dents d'émail sur le chicot marron

ilt les robes couleur d'enfants, rose ou citron :

]ar ces dames, ayant braguettes soulagées,

)e fastueux chichis pavoisent leur giron :

uos aux vieilles putains d'ans et d'honneurs chargées I

100 POEMES AUISTOriIANESQUES

En faveur des meschins pauvres et résolus,

Leur g-énérosité vénérienne casque.

ïg-norant, comme il sied, Malte-Brun ou Reclus,

Le muletier avec force auvergnats poilus

Affronte de grand cœur ces palus et ces glus

Fétides, nonobstant les huiles bergamasques.

(Est-il bardeau, mulet, viédaze, aliboron.

Pour oser en tel lieu risquer un paturon?)

Elles défaillent avec les cris de Baron

Au seul aspect des génitoires insurgées

Et monsieur Deschanel à les servir est prompt :

Los aux vieilles putains d'ans et d'honneurs chargées !

Clamons : lo pœan! En des bouquins peu lus,

Carmen Sylva, la Ratazzi qui semble un masque

Japonais et madame Adam aux bras velus

Des petits jeunes gens quémandent les saints.

— 0 sous vos cheveux bruns Lafayette et Caylus !

Sans parvenir jamais à la dernière frasque,

Elles bouillonnent, tel un magique chaudron,

Cependant qu'imbibé de fards et de goudron.

Loti, cagneux mais beau, darde son éperon

Pour l'ébattement des vétustés Lalagées

Et présente frère Yve à leur décaméron .

Los aux vieilles putains d'ans et d'honneurs chargées!

DIX-HL'IT BALLADES FAMILIERES lOI

ENVOI

L'arbre caduc, jetez les rameaux et le tronc.

Prince, beau tourmenteur, Ezzelin ou Néron,

Coiffe ton casque d'or, atteste le héron

Et que grands-mères par tes ordres fustig-ées

Elles payent enfin leur obole à Caron,

Ces antiques putains d'ans et d'honneurs chargées.

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POEMES AniSTOPHANESQUlîS

BALLADE

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