‹ Poèmes aristophanesquesChapitre 49 sur 62 · OISEAUX · texte numérisé non relu

OISEAUX

D APRES LA MAxNIERE DE PAPPAHYDRARGYP4OPOULOS;

Un oiseau rose, oiseau joli, Oiseau qui parle — tel an homme — L'on ne sait d'où, l'on ne sait comme Il entre et dit : « Gagha-Véli! »

Jean Moréas . — Les Cantilènes.

Le bec rose du cyg-nc noir Au vermiculeux entonnoir

Qui s'atramente Piqué des mouches. Le corbeau, Scaramouche ailé, fait le beau

Pour son amante.

l5o POÈMES ARISTOPHANESQUES

0 très-alme, vous la verriez Par les acacias g-uerriers

Où l'œil se poche Et sur l'ombellifère pieu Du cèdre que monsieur Jussieu

Mit dans sa poche

Marcassite, chrysobéril,

Saphirs et, comme un ciel d'avril,

Les escarboucles, Hvdrophanes, turquoise et les Feux vineux des rubis balais

Sertis en boucles ;

Cinabre par l'Orgueil choisi, Pur azur, azur cramoisi,

Epodes bleues Deux yeux bleus aux jeux onduleux Ocellant de leurs aveux bleus

Les vertes queues.

Le flamant et le jabiru, L'ibis mangeur de serpent cru.

Mais sans colique.

Le manucode et le liibou Percogitent sur le bambou

Mélancolique

Et le casoar vénéré

Dont le plumage écrit en ré

Mineur, flamboie Et, nonobstant leur collège ars, Libidineux, virent les jars

Autour d'une oie.

Le cormoran, le pélican,

Le pélican qu'Alfred vit quand

Puait son œuvre, La cigogne du doux Tou-fou Le fou raillant la grue au cou

Long de couleuvre.

Ainsi les empennés vermeils Habitent l'arcbe des sommeils

Exempts de lucres Et la neige sainte, les Ors Impollus dorent de trésors

Tous ces volucres.

Afin que le poète soit

Gbappé d'amour quand il s'asseoit

Sous les pilastres De la crypte jaune où l'encens Monte en flocons évanescents,

Parmi les astres.

POEMES ARISTOPHAÎfESQUES

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