OISEAUX
D APRES LA MAxNIERE DE PAPPAHYDRARGYP4OPOULOS;
Un oiseau rose, oiseau joli, Oiseau qui parle — tel an homme — L'on ne sait d'où, l'on ne sait comme Il entre et dit : « Gagha-Véli! »
Jean Moréas . — Les Cantilènes.
Le bec rose du cyg-nc noir Au vermiculeux entonnoir
Qui s'atramente Piqué des mouches. Le corbeau, Scaramouche ailé, fait le beau
Pour son amante.
l5o POÈMES ARISTOPHANESQUES
0 très-alme, vous la verriez Par les acacias g-uerriers
Où l'œil se poche Et sur l'ombellifère pieu Du cèdre que monsieur Jussieu
Mit dans sa poche
Marcassite, chrysobéril,
Saphirs et, comme un ciel d'avril,
Les escarboucles, Hvdrophanes, turquoise et les Feux vineux des rubis balais
Sertis en boucles ;
Cinabre par l'Orgueil choisi, Pur azur, azur cramoisi,
Epodes bleues Deux yeux bleus aux jeux onduleux Ocellant de leurs aveux bleus
Les vertes queues.
Le flamant et le jabiru, L'ibis mangeur de serpent cru.
Mais sans colique.
Le manucode et le liibou Percogitent sur le bambou
Mélancolique
Et le casoar vénéré
Dont le plumage écrit en ré
Mineur, flamboie Et, nonobstant leur collège ars, Libidineux, virent les jars
Autour d'une oie.
Le cormoran, le pélican,
Le pélican qu'Alfred vit quand
Puait son œuvre, La cigogne du doux Tou-fou Le fou raillant la grue au cou
Long de couleuvre.
Ainsi les empennés vermeils Habitent l'arcbe des sommeils
Exempts de lucres Et la neige sainte, les Ors Impollus dorent de trésors
Tous ces volucres.
Afin que le poète soit
Gbappé d'amour quand il s'asseoit
Sous les pilastres De la crypte jaune où l'encens Monte en flocons évanescents,
Parmi les astres.
POEMES ARISTOPHAÎfESQUES