OCEAN FUSION
Quand deux mers chaudes Se baignent l'une l'autre.
Elles se sont jetées l'une vers l'autre. Elles se sont levées, immenses, hautes.
C'était un temps de grande marée Où des continents essayaient de les séparer.
Oh !
Elles se sont mises en marche.
Et les forêts, et les villages
Ont été dévorés par le souffle de l'eau.
Les femmes, relevant leurs jupes, ont fui. Et l'eau a bu leurs pauvres cris.
FERNANÎ) DIVOIRE
Deux océans,
Avançant
Avec la sérénité implacable de l'ouragan,
Se sont trouvés face à face
Ecrasant
Dans leur choc
Les barques
Avec leurs équipages.
Alors, sans cris,
Les deux dieux se sont l'un l'autre engloutis.
Paix, maintenant.
Air pesant,
Terre brûlée...
Une haute lumière étalée
Pénétrante, couvre de son velours chaud
L'unique énorme volcan d'eau.
Il n'est plus qu'une paix douce, qui respire.
D'elle-même pénétrée, en elle-même perdue
Et frissonnant parfois d'immenses remous chauds.
Toutes molécules confondues.