‹ Poèmes choisisChapitre 27 sur 47 · OCEAN FUSION · texte numérisé non relu

OCEAN FUSION

Quand deux mers chaudes Se baignent l'une l'autre.

Elles se sont jetées l'une vers l'autre. Elles se sont levées, immenses, hautes.

C'était un temps de grande marée Où des continents essayaient de les séparer.

Oh !

Elles se sont mises en marche.

Et les forêts, et les villages

Ont été dévorés par le souffle de l'eau.

Les femmes, relevant leurs jupes, ont fui. Et l'eau a bu leurs pauvres cris.

FERNANÎ) DIVOIRE

Deux océans,

Avançant

Avec la sérénité implacable de l'ouragan,

Se sont trouvés face à face

Ecrasant

Dans leur choc

Les barques

Avec leurs équipages.

Alors, sans cris,

Les deux dieux se sont l'un l'autre engloutis.

Paix, maintenant.

Air pesant,

Terre brûlée...

Une haute lumière étalée

Pénétrante, couvre de son velours chaud

L'unique énorme volcan d'eau.

Il n'est plus qu'une paix douce, qui respire.

D'elle-même pénétrée, en elle-même perdue

Et frissonnant parfois d'immenses remous chauds.

Toutes molécules confondues.

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