TENDRESSE
Tendresse
loi dont les yeux toujours brillent de flammes gaies, Je t'aime plus qu'une autre, aux heures fatiguées Où mon rêve s'attarde, au loin, dans un passé De somnolence morne et de plaisir lassé. O petite maîtresse heureuse, qui t'éveilles A l'amour, dont le cœur est peuplé de merveilles, Dont tous les gestes sont ingénus et charmants, Dont le rire sonore est fait d'étonnements, Tu ne demandes rien, tu n'as pas de reproche, Et tu demeures là dans l'ombre, toute proche De plus en plus, — dans l'ombre où ton corps s'enhardit. Rougissante parfois d'un mot que tu m'as dit... O petite maîtresse heureuse, obscure et tendre. Qui te penches sur moi, toujours prête à répandre Sur mon front, sur ma bouche et sur mes yeux distraits L'eau pure de tes bras délicieux et frais.
2^h LE CHEMIN DE L*OUnLI
Clairvoyance
I RENDS garde : nos baisers sont doux; le soir est tendr<
II ne faut pas me croire, il ne faut pas entendre Les mots mystérieux qui montent de mon cœur... Ce soir, l'amour d'aimer s'exalte en nous. J'ai peur. Je voudrais seulement te sourire et me taire. N'écoute pas. Je sens qu'une âme involontaire Pour une heure, ardemment, se lève d'autrefois
Et brille dans mes yeux et tremble dans ma voix. Mon âme s'est usée à force de renaître. Demain, je serai las ; je t'en voudrai peut-être. Je te reprocherai d'avoir, à ton insu, Réveillé dans mon cœur tout ce qui l'a déçu* Seul mon corps est heureux. Aies secrètes pensées Sont lourdes, pour jamais, de tristesses passées...