‹ Poèmes de bohêmeChapitre 20 sur 78 · L'AVEU · texte numérisé non relu

L'AVEU

Ainsi tu sais la demeure

Des oiseaux-fées ; Et toutes les chansons étouffées, Et tous les airs charmeurs Que la brise sur les roseaux a bercés,

Tu les sais.

Tu sais les romances des baladins Aux baladines,

Le lai de Mélusineet de Raymondin Ou bien (à Brocéliande sous les yeuses) Celui de Viviane à Myrdhinn ; Et ce que, le soir, raconte le cor D'Obéronà Titania sourieuse, Tu le sais encor.

Mais sais-tu aussi, sais-tu pourquoi je t'aime, (Malgré tes chausses incertaines, Malgré ce manteau troué de laine Dont le malheur t'a vêtu), Cher passant inconnu de Bohême, — Mais sais -tu!*...

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