L'AVEU
Ainsi tu sais la demeure
Des oiseaux-fées ; Et toutes les chansons étouffées, Et tous les airs charmeurs Que la brise sur les roseaux a bercés,
Tu les sais.
Tu sais les romances des baladins Aux baladines,
Le lai de Mélusineet de Raymondin Ou bien (à Brocéliande sous les yeuses) Celui de Viviane à Myrdhinn ; Et ce que, le soir, raconte le cor D'Obéronà Titania sourieuse, Tu le sais encor.
Mais sais-tu aussi, sais-tu pourquoi je t'aime, (Malgré tes chausses incertaines, Malgré ce manteau troué de laine Dont le malheur t'a vêtu), Cher passant inconnu de Bohême, — Mais sais -tu!*...