‹ Poèmes de cendre et d'orChapitre 8 sur 64 · SEPULCRE · texte numérisé non relu

SEPULCRE

Le peuple français demande que le corps de Verhaeren soit gardé au Panthéon jusqu'à ce que l'Allemagne ait évacué la Belgique . . .

Donc, aussi, celui-là. Que douloureusement Nous le voyons entrer dans l'occulte mystère, Le vieux Maître à la prestigieuse chimère , . . Tremblez, cyprès français, pleure, beffroi flamand !

Mais du moins, Verhaeren, ton pauvre corps sanglant, Déjà meurtri par la brute tentaculaire, Ne devra pas entendre, suprême calvaire. Sur son tombeau, le choc du talon allemand.

La Ville sera ta maternelle gardienne, Ses poètes t'offrent la paix marmoréenne D'un asile triomphal et silencieux;

Et tant que n'aura pas sonné la délivrance, Viens dormir le vivant sommeil des demi-dieux Dans le linceul sacré d'un panthéon de France.

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