LANJUINAIS
Et se lève parfois dans un élan soudain Contre cet immuable et solide dédain.
Demandez à l'écueil s'il a peur de la houle?
La crête se détache impétueuse et roule Vers la tribune hostile, et veut en arracher Le Celte qui tient bon comme tient un rocher Et par moments secoue et rejette éperdue La grappe d'assaillants à son corps suspendue, Seul Legendre parfois fait bouger ce Titan Par un prodigieux et douloureux ahan, Tel qu'en peut élancer dans ses franches furies Le héros turbulent des rouges boucheries ; Mais l'autre s'affermit tranquille et souverain... Car Legendre est de chair et Lanjuinais d'airain.