‹ Poèmes de la Révolution, 1789-1796Chapitre 6 sur 73 · A LA MEMOIRE DE LOUSTALOT · texte numérisé non relu

A LA MEMOIRE DE LOUSTALOT

De tous les plus obscurs n'es-tu pas le plus grand, Toi qui ne voulais pas pour Thostile émigrant

De supplices irréparables, Qui rêvais un pays libre du joug royal, .

Offrant à tous ses fils l'ombrage impartial

Des grands chênes et des érables.

conscience égale au plus chaste glacier, Vertu de diamant et courage d'acier.

Type de raison enflammée.

Sans langueur Girondin, Montagnard sans fureur, Contre le Royalisme et contre la Terreur

Ame pareillement armée !

Fraternité vivante, hélas I tu disparus ; Trop tôt pour la Patrie en larmes tu mourus.

Perdant la gloire sans mélange D'être juste où plus d'un ne sera que vengeur. Tu tombas, Loustalot, comme le vendangeur

Qui n'a pu goûter .sa vendange.

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