‹ Poèmes de ParisChapitre 11 sur 66 · A MARIE · texte numérisé non relu

A MARIE

Tes cheveux blonds sont pareils Aux seigles que l'été dore. La nuit berce tes sommeils, Où ta bouche rit encore.

Tes yeux bleus sont des bluets.

La grâce, sans pâleurs mièvres, Fit de ses pinceaux fluets Le coquelicot des lèvres.

— Vous avez le réveil clair Des tranquilles matinées, Et longtemps vous avez l'air Radieuses d'être nées.

Nos sourires sont à vous Qui les élites. Viens, mignonne, Prendre d'assaut mes genoux.

Les voici, je te les donne;

Je te donne mes cheveux Pour les tirer à ta guise ; En échange, je ne veux Rien que la fable promise ;

Dis le Chêne et h Roseau, Puisqu'on t'apprend le vieux maître, Et fais de ta voix d'oiseau Chanter l'idée et le mètre ;

Et pendant que tu diras.

Serinette, bien aimée, Les grands vers, tes petits bras Écarteront la fumée

De mon cigare, à travers Laquelle ma fantaisie Caresse, en suivant les vers.

Ta vivante poésie.

PATINEUSES

PATINEUSES

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