‹ Poèmes de ParisChapitre 31 sur 66 · A HENRI N A P I A S · texte numérisé non relu

A HENRI N A P I A S

Sur le pave gras, inégal, Malgré l'hiver, le froiit.en nage.

L'homme tire comme un cheval La voiture où tient le ménao;e.

Le dur brancard emplit sa main, Son dos arqué tend la bretelle.

Fier de ses huit ans, le gamin Aux côtés du père s'attèle.

Les paquets ne sont pas bien gros, Si peu de linge les soulève!

Dans sa grosse toile à carreaux Le matelas étique crève.

Tout est banal, chétif, usé Dans ce mobilier ridicule.

Pourtant parfois riiomme, écrasé Du faix misérable, recille.

La pauvre femme suit des yeux Et de la main cette fortune, Tous ces objets flétris et vieux Que l'éclat du jour importune.

L'esprit soucieux, le corps las, On tiendra tous dans une chambre, Dont les quatre murs sont, hélas !

Chauds en été, froids en décembre.

Donc en route ! je ne sais où^ Vers une existence incertaine, Buttant du pied, tirant du cou Entre le chômage et la peine.

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