‹ Poèmes de ParisChapitre 34 sur 66 · A JEAN AICARD · texte numérisé non relu

A JEAN AICARD

Tous les matins, d'un grand courage.

Fraîche au sortir du bouge étroit, L'ouvrière allant à l'ouvrage Croise ma route au même endroit.

C'est plaisir quand elle est jolie, Au milieu du chemin banal, De la rencontrer qui déplie, En marchant, le Petit Journal .

L'âge se lit à la poitrine.

Au frisson d'or des cheveux fous; Elle a des robes de lustrine.

Les yeux hardis plutôt que doux.

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