‹ Poèmes de ProvenceChapitre 72 sur 103 · JEAN DES FIGUES · texte numérisé non relu

JEAN DES FIGUES

JEAN DES EIGUES

Pail Arène, ayant lu tes vers sur la cigale,

Je cherche une origine à la voix musicale;

Et voici : Lorsque Jean des Figues, tout en pleurs,

Naissant, fut déposé parmi les ilgues-fleurs

Et les feuilles, je crois qu'on mit dans la corbeille

Une cigale d'or, un peu sœur de l'abeille,

Qui, dormant, l'ut cueillie avec un rameau vert.

Or, l'un des fruits laissa, doucement entr'ouvert,

Aux lèvres de l'enfant perler son ambroisie,

Ambre divin, liqueur naturelle et choisie,

Goutte d'or transparente où luit tout le soleil ;

Et la cigale errante ayant, à son réveil,

Sur tes lèvres d'enfant bu la perle sucrée,

La cigale et le miel firent ta voix dorée.

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