AVE, STELLA
Sinus, ce diamant bleu Que la Nuit pique à son corsaj^e.
Se lève sur le paysage Comme une violette en feu.
Et, dans Tazur, loin des désastres, Ouvrant ses yeux de fiancé, Voit, sur un mode cadencé, Palpiter le troupeau des astres.
Tel, mon amour, dans les splendeurs De mes chansons et de mes rêves Où des soleils aux flammes brèves Allument de folles ardeurs :
Ua grand rayon aux lueurs vives Tombe, joyeux, de ta beauté Et fait pâlir à sa clarté Tout un chœur d'étoiles plaintives.
iPlQKÂMUMS ^7
ÉPIGRAMME
Lourdement, ses cheveux calamistrés d'or roux Tombent sur un bandeau de pourpre violette, Devers ses jeux inquiétants où se reflète La clarté des soleils énamourés et fous.
Ses pieds, sur le pavé de chaude mosaïque,
Se posent^ les orteils avivés par le fard ;
Son corps d'affranchi grec, blanc comme un nénufar,
S'épanouit, orné d'une grâce archaïque.
Très souples et marquant le rhjthme des baisers, Ses hanches que fleurit le printemps des Luxures Érigent leurs autels aux offrandes peu sûres Pour la cruelle ardeur des appétits blasés.
58 POÈUES iLiciAQUES
Dans l'étuve où l'odeur acre des aromates
Et des vinaigres monte avec un g:oât d'encens,
L'imberbe — insoucieux des rires peu décents —
iz bourgeois velus l'orgueil de ses chairs mates.
ÉPI6RAMHES Sg