‹ Poèmes élégiaquesChapitre 36 sur 48 · PIERRE · texte numérisé non relu

PIERRE

Ma main T'aura, ce soir, domptée, 6 Dryade ennemie.

FiEMOROSA, jl purl.

Ce soir 7 Pour égayer son épouse endormie.

Il lui dirait ma boute et mes douleurs I non p C'est ici, bûcheron, que se bornent tes pas.

Adieu donc et sois pardonné !

Sar DQ geste qu'elle fuit, des Ondiaes en robes perta, emmSlés de sagilUireset de cikltlias en fleure, teadeat j coupe de nacre épanouie en Forme de lotus.

Je te convie !

Bois en signe de paix, bois ce philtre de vie Où la sève laiteuse unie au.'c miels nouveaux A mitigé le suc ténébreux des pavots.

Pierre boit dislrailementsou» les regards de Nemorosa c une aUenlioD perfide chacun de ses mouvements. Quai est ride, appuyée au Ironc d'un platane, peu a peu, I GOarond avec lui, cependant que lea Fëes des Eaux cercle autour de Pierre, l'envetappenl de leurs ceinlu

PO&HEB ÉLiGIAIJUM

bleu froid dort parmi les herbes, plantain et le souchet vert.

rmi les roseaux superbes nains, un œil entr'ouvert.

chant verse des feux roses rte où croit le blanc nénufar, oqueur efieuille des roses:

l 11 est tard.

les mois dont le cœur s'étonne, r d'amour Iredonné tout bas.

nt, par les soirs d'automne, er ralentît ses pas,

iure; improuvant nos danses, !che a fait ses gros yeux :

d'or se meut en cadence ins les cîeux.

'argent, la source limpide, nour tendent leurs beaux bras :

'étang la ronde intrépide, chœur I Viens, tu resteras.

PROCESSION dans le loiataîn.

iorea casia virginam, \»,parpurali martyres,

Orale pro nobisl •M lentement. Derrière le bûcheron, les Dryades

pea il peu 5e sont groapées. A leur signe, des arbrts ont eavahi la scène, végétant sous Ue jeai du spectateur, étendant leors frondaisons, inlriquant leurs raïueBui, joignant à gaache la haie de rosiers. Il ne reste d'espace libre qu'au bord de rélan^. L« Dryade mystérieuse du Cyprès a rejeté son loile. C'est, drapée du suaire des trépassés, la Mort pâle et souveraine. Sur nn geste qu'elle fait, les Esprits des Eaux sortent dumaréca^.s'empressentautc ' "' forment on cercle infrancbissable, saisissent les mainsi et le mènent vers l'étang'. Pierre s'est laissé conduire e de l'eau bleuâtre. Les roseaoi s'écartent lentement. Il légère des Nixes.des Ondines, sons les regards méchant: forestiers. La ronde passe et tourbillonne sur la nappi Fasciné, Pierre avance, mais à peine pose-l-il le pied que le sol manqne bous gea pas. Coups de tonnerre. Ot formes rampantes, nains verdltres, crapauds moastrue de noyés dans leur linceul humide, Tienoeat du bois oi marais. Dans la nuit où >e confondent les broussailles on devine encore sous le filt blanchAlre du platane, imp gée et satisfaite, Nemorosa, qui regarde lea yeux toot gn

PIERIIE s'est repris. Il lutte désespérément contre I qui s'efforcent de le plonger dans le marais

A moi I Je ne veux pas mourir sous l'eau n

LA PROCESSION, au loin.

Sancta Maria!

VOIX DE PIERRE Grftce!

LA PROCESSION Orapro nobU!

LA MORT, k PIERRE

Baise Le sourire mortel des Nixes, bûcheron.

VOIX DE PIERRE, s'alFaiblissant.

La ProceasioD, très loin : Sancte Pelre, apostole ! VOIX RAILLEUSE DONDINE Les chanls pieux nomment Ion saint patron Appelle à l'aide !

VOIX DE PIERRE, défaillante.

A moi!

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