‹ PoèmesChapitre 11 sur 53 · LE GEL · texte numérisé non relu

LE GEL

Ce soir, un grand ciel clair, surnaturel, abstrait, Froid d'étoiles, infiniment inaccessible A la prièi'e humaine, un grand ciel clair paraît. Il fige en son miroir l'éternité visible.

Le gel étreint cet infini d'argent et d'or.

Le gel étreint, les vents, la grève et le silence

Et les plaines et les plaines ; le gel qui mord

Les lointains bleus, où les aslres pointent leur lance.

Silencieux, les bois, lu mer et ce grand ciel Et sa lueur immobile et dardante !

Et rien qui remuera cet ordre essentiel Et ce rèarne de neiare acerbe et corrodante.

Immutabilité totale. On sent du fer

El des étaux serrer son cœur morne et candide ;

Et la crainte saisit d'un immortel hiver

Et d'un grand Dieu soudain, glacial et splendide.

Li:s SOIRS 39

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